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1 - Pourquoi "Le ROBIN" ?

Pensez à Robin des Bois qui prenait aux riches pour redistribuer aux pauvres.

2 - Le robin est-il une taxe ou un impôt supplémentaire?        

Cette question n’a de sens que dans la société actuelle où, face à la marche inexorable des puissants intérêts économiques, les forces de gauche tentent, par des taxes et des impôts, de réparer les dégâts causés par la recherche aveugle de profit et notamment de permettre aux laissés pour compte de survivre.

Dans une société robinifiée, au contraire, la recherche du profit prend déjà en compte les risques écologiques et la redistribution des richesses. Le rôle de l’Etat est d’organiser et contrôler le bon fonctionnement du système et non plus d’assumer, si ce n’est transitoirement, le fardeau de l’exclusion sociale.

Les impôts des travailleurs et des entreprises devraient donc être revus à la baisse, en tous cas les cotisations sociales et patronales. En revanche, il est certain que les titulaires de revenus inavouables gagneront moins bien leur vie.

3 - Ne s'agit-il pas d'une atteinte à la liberté individuelle?

La société robinifiée est la plus libérale qui soit. Aucune obligation n’est faite à personne. Un actionnaire peut rester anonyme et un chômeur peut continuer à attendre passivement ses allocations. Simplement, ce n’est pas leur intérêt car ils perdent ainsi l’occasion de gagner des robins et d’améliorer leur pouvoir d’achat. La manière de gagner des robins est aussi laissée à l’appréciation des citoyens : aider une ONG, engager du personnel, donner à un pauvre, financer une activité non rentable, offrir du temps, prendre un risque financier pour autrui, tout cela et bien d’autres possibilités encore permettent de gagner des robins. Avec le robin, même l’aide sociale est privatisée.

4 - Le système "robin" ne ressemblerait-il pas à un système communiste ?

 Le communisme, c’est d’abord la socialisation du profit et sa redistribution sur une base égalitaire. Le robin, c’est la privatisation du profit et de la redistribution, non pas sur une base égalitaire mais bien sur une base équilibrée.

L’égalité est un leurre. Les hommes ne sont égaux ni en talents, ni en courage, ni dans ce qu’ils peuvent apporter à l’ensemble de la communauté humaine. Ils sont égaux en droit ce qui signifie qu’à talents, courage, apports égaux, ils doivent avoir des revenus égaux. Prétendre à des revenus égaux pour le travailleur et pour le paresseux, pour la personne utile et la personne nuisible aux autres par son activité, c’est encourager le vice et décourager l’effort.

5 – Le système robin ne va t-il pas pervertir la générosité et l’altruisme ?

Actuellement, ce qui fait la valeur de la générosité, c’est son aspect désintéressé. C’est aussi ce qui en fait les limites. Car la générosité est clairement pénalisée au point qu’il faut être très riche pour pouvoir être généreux longtemps de manière significative. La générosité est donc un luxe que beaucoup ne peuvent se permettre.

Si l’altruisme en était le vrai moteur, la question que vous posez n’aurait pas de sens : quel véritable altruiste ne se réjouirait de voir soudain les pauvres soulagés en grand nombre, fut-ce par intérêt, là où la générosité pure imposait des limites ?

6 – Qu’est-ce qui va empêcher les tricheurs de tricher ?

Il y a une énorme différence entre la situation actuelle où la charge de la preuve de l’origine illicite de l’argent incombe à l’Etat et la société robinifiée où la charge de la preuve qu’on mérite des robins incombe au demandeur.

De plus, le robin étant nominatif, attribué dans des organismes agréés et non n’importe où dans la rue, par des personnes précises qui en assument la responsabilité, les risques de tricherie sont considérablement réduits.

7 – Pourquoi un commerçant exigerait-il le payement en robins puisqu’il ne le perçoit pas ?

Simplement parce que la loi l’y obligerait sous peine de perdre son registre de commerce comme elle l’oblige déjà à percevoir la TVA. Un commerçant qui passerait outre se trahirait rapidement par la nécessité de repasser commande plus tôt que nécessaire puisqu’il n’aurait pas encore officiellement écoulé le stock qu’il aurait aussi acheté avec des robins.

Par ailleurs, d’autres contrôles seraient possibles ne serait-ce que par la comparaison des extraits de compte argent et robins.

Rien n’empêche d’ailleurs de faire apparaître les deux transactions sur un même ticket de caisse ou à l’aide de la même carte électronique. L’opération pourrait même être automatique.

8 – La protection de la vie privée ne va t-elle pas être sérieusement remise en question ?

Ni plus, ni moins qu’actuellement pour "l'honnête homme". Il est certain que les tuands ou tricheurs vont être quelque peu gênés.  On peut déjà savoir où et quand vous utilisez votre carte de banque ou de crédit, ce que vous avez acheté et pour quel montant. On peut aussi savoir d’où vous tirez vos revenus légaux puisqu’ils sont déclarés par votre employeur. Tout cela, en effet, le robin le permettra aussi.

En revanche, on peut aussi connaître vos relations par l’étude de votre relevé de communications téléphoniques, vos goûts et vos penchants par l’analyse de vos surfs sur Internet, l’endroit où vous vous trouvez grâce à la puce de votre GSM, vos idées grâce à l’interception de vos e-mails et autres moyens de communication modernes et votre passé judiciaire par la consultation du casier du même nom. Qu’est ce que le robin ajoute à cela ? Le relevé de vos bonnes actions ? Est-ce terrible au point de remettre en question un système qui peut sauver des millions de vies humaines ?

9 – Supposons que pour assurer la survie de ma société, je sois vraiment obligé de licencier du personnel.  Je fais donc un choix utile mais je suis privé de robins. Est-ce juste ?

Le rôle de l’argent, c’est d’assurer la rentabilité, celui du robin d’assurer la redistribution. Il n’y a pas de connotation morale à un constat de non rentabilité ou de non redistribution.

Dans le cas que vous évoquez, vous avez le choix entre maintenir un peu plus longtemps votre personnel en place et mettre ensuite à coup sûr la clef sous le paillasson ou bien sacrifier du personnel pour maintenir l’entreprise en vie avec l’espoir qu’elle pourra réengager par la suite. Dans le premier cas, vous perdez de l’argent et gagnez des robins qui pourraient vous servir à relancer une autre activité (grâce à la règle qui rémunère en robins les dons en argent en proportion du nombre de robins du bénéficiaire), dans le second vous perdez des robins mais vous sauvez de l’argent et vous pourrez peut-être retrouver des robins par la suite lorsque l’entreprise pourra réengager.

C’est un choix que vous ferez, à juste titre, en tenant compte de votre intérêt personnel (qui concerne aussi bien les robins que l’argent) mais ce qui est remarquable, c’est que l’intérêt collectif rejoint votre intérêt personnel.   La meilleure solution pour vous est également la meilleure pour les travailleurs. S’il n’y avait que l’argent en jeu, vos intérêts seraient opposés.