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Conséquences

La société robinifiée ne connaîtrait plus de chômage
*    Parce que le coût de la main d'oeuvre ne constituerait plus une perte mais une transmutation d'une monnaie dans une autre tout aussi nécessaire
*    Parce que des activités aujourd'hui non rentables le deviendraient compte tenu de l'existence d'une monnaie complétive.
*     Parce que l'engagement et le travail au noir, ne pouvant générer des robins, disparaîtraient par manque d'intérêt.
*     Parce que le retour des exclus d'aujourd'hui dans le club des consommateurs aura un impact positif sur la demande et justifiera une production accrue, donc une main d'oeuvre supplémentaire.
*    Parce que les stratégies de placements financiers tiendront compte de la non rentabilité en robins des intérêts bancaires et s'ouvriront davantage aux investissements créateurs d'emplois.
*    Parce que l'allégement des impôts qui pourront être consentis aux travailleurs et entrepreneurs du fait de la prise en charge du fardeau social par les détenteurs de revenus inavouables rétablira la confiance dans les institutions et la motivation.

La faim dans le monde serait très rapidement vaincue

*     Parce que la planète ne manque ni de ressources naturelles, ni de bras, ni de moyens technologiques ou logistiques, ni d'argent mais seulement de la motivation à régler ce problème compte tenu de l'absence de pouvoir d'achat des victimes et parce que le robin provoquerait cette motivation, l'absence de pouvoir d'achat des victimes étant précisément source de rentabilité.

L'économie globale deviendrait beaucoup plus stable

*     Parce que les énormes capitaux qui gonflent actuellement la bulle financière et ne peuvent s'employer dans le circuit de production sans nuire à sa rentabilité trouveraient à s'employer essentiellement dans le Tiers Monde dégonflant ainsi progressivement la bulle et son risque d'éclatement.

*    Parce que dans un système à double valeur de référence, la notion de croissance doit se concevoir différemment : une croissance négative dans l'une des deux monnaies est acceptable pourvu que la croissance positive dans l'autre monnaie conduise à une croissance globalement positive.

La pauvreté ne serait plus qu'un phénomène accidentel et éphémère

*      En vertu de la règle rendant la rémunération en robins pour un don à un plus démuni proportionnelle au dénuement, les intérêts du pauvre et du riche en argent convergent au lieu de s'opposer, particulièrement à l'instauration du système quand l'argent est beaucoup plus répandu que le robin et ce jusqu'à ce que le besoin de robins devienne globalement inférieur au besoin d'argent.

La criminalité se réduirait dans des proportions très sensibles

*     D'abord parce que ses causes principales, la pauvreté et l'exclusion sociale, disparaîtraient.

*     Ensuite parce que sa motivation, quand elle est liée à l'argent, subirait une baisse d'environ 50% puisque sa rentabilité serait diminuée d'autant. Beaucoup estimeront que le jeu n'en vaut plus la chandelle car, identifiés ou non, les coupables sont de toutes manières sanctionnés.

*     Et enfin parce que, cette diminution de la criminalité étant obtenue non seulement sans frais supplémentaires mais encore avec une participation aux frais des délinquants, le simple maintien au niveau actuel des budgets de police autorisera une plus grande efficacité sur le nombre restreint des délits restants.

L'écologie et le respect de la santé du consommateur y gagneraient

*      Grâce à la transmutation en robins des coûts en argent consentis en vertu du principe de précaution écologique

*       Grâce à la responsabilisation accrue par le caractère nominatif du robin

*       Grâce à l'effet dissuasif de la majoration du prix en robins des produits dangereux , toxiques ou résultant d'un saccage de la nature.

Le système tendrait perpétuellement vers l'équilibre

*       Pour peu que le besoin de robins reste au niveau individuel égal au besoin d'argent, et c'est à cela que les calculs initiaux doivent tendre, le souci d'équilibre individuel sera le garant de l'équilibre collectif. C'est l'application à l'économie du principe des vases communicants. Quand les besoins humains sont satisfaits, la demande de robins faiblit parce qu'ils sont déjà largement distribués et l'argent redevient plus désirable, quand la rentabilité globale augmente, il y a de nouveau plus d'argent que de robins et celui-ci retrouve son attrait.

Le système assurerait un rapide développement du Tiers Monde

*      L'annulation de la dette du TM ne constituerait plus une perte mais une simple transmutation de monnaie

*      L'exploitation de la main d'oeuvre du TM n'aurait plus de raison d'être, le gain en argent qu'elle procurerait serait compensé par une perte en robins

*      Le coup de pouce du robin au commerce équitable conduirait à la généralisation de ce dernier

*      Les dons aux ONG actives dans les PVD étant rémunérés en robins, les surplus du Nord aboutiraient au Sud

*      Les entreprises auraient intérêt à augmenter leur chiffre d'affaires par des implantations au sud avec engagement de personnel local aux barèmes du Nord pour gagner des robins dans un premier temps et de l'argent dans un second temps en profitant du pouvoir d'achat accru de ces populations.

*      De la même manière que pour la faim dans le monde (voir plus haut), les capitaux dormants de la bulle financière trouveront à s'employer dans le secteur santé des PVD et dans les infrastructures en général.

Le système ne bousculerait pas la hiérarchie établie

*       La possession de capitaux autorise un gain en robins proportionnel à ceux-ci et permet donc un équilibre argent-robins  à un niveau supérieur à d'autres et ce, sans plafond. Le système n'est donc pas égalitaire mais équilibré en ce sens qu'il ne creuse pas davantage le fossé entre riches et pauvres après l'avoir réduit d'environ 50%.

*       Il aurait l'avantage de résoudre les problèmes épineux de notre époque sans révolution ni expropriation en maintenant et même en augmentant la liberté individuelle, s'inscrivant ainsi dans le cours d'une mondialisation qui, devenant aussi sociale, n'aurait plus de raison d'être combattue.

*       Ce serait sans doute la seule manière intelligente de vaincre le terrorisme qui s'enracine dans les frustrations de l'humanité.

 Le système élargirait le champ des « possibles »

Dans la société à une seule valeur de référence que nous connaissons, quand les Hommes sont d'accord pour estimer souhaitable pour le bien commun d'entreprendre tels ou tels travaux, ce qui peut encore s'y opposer, c'est une contrainte de budget. L'argent s'est donc érigé en maître absolu alors qu'il n'existe aucune raison naturelle pour qu'il en soit ainsi.

La nature, en effet, ne se fait pas payer pour les ressources qu'elle nous offre. Seuls les humains se font payer pour exploiter au profit d'autres humains les ressources de la nature, puis les outils et autres produits manufacturés réalisés grâce à ces dernières. Mais le mode de payement, c'est à dire la monnaie, n'a aucune importance intrinsèque. Seule compte la confiance de celui qui la reçoit dans le pouvoir d'achat de cette monnaie.

Il n'y a, a priori, aucune raison de penser qu'un payement en robins jouisse d'une moindre confiance qu'un payement en argent dès lors que les deux monnaies sont nécessaires au pouvoir d'achat. Si les hommes sont d'accord pour estimer souhaitables tels ou tels travaux, rien ne peut donc logiquement s'opposer à leur réalisation.

Pour contredire le raisonnement qui précède, certains avanceront que les ressources naturelles ont des limites (elles ne sont d'ailleurs pas encore atteintes et rien ne dit que la technologie ne pourra pas les reculer) et que, le gâteau n'étant pas extensible, la confiance dans la monnaie ne se justifie que si la monnaie en circulation correspond à la valeur des biens disponibles.

Précisément, s'agissant d'argent, l'évocation de risques de récession ou de krach économique suffit à démontrer que la confiance n'est pas absolue. Parce que justement il y a beaucoup plus d'argent que de biens disponibles. Sans les marchés virtuels qui s'effondreraient en cas de krach économique, nous connaîtrions, du fait de notre système de création monétaire, une inflation monstrueuse. Nous vivons sur une poudrière.

Or, l'introduction du robin comme monnaie complétive n'est pas du tout l'équivalent d'une fausse monnaie susceptible d'augmenter l'inflation, ce qui serait le cas si le robin pouvait remplacer l'argent dans le pouvoir d'achat, mais au contraire un outil de déflation ou de régulation qui diminuera certes la confiance en une seule monnaie (puisqu'aucune d'elle ne garantit seule le pouvoir d'achat) mais devrait au contraire avoir un effet de diminution de l'inflation. En effet: l'argent dormant, produisant des intérêts bancaires sans rapport avec une augmentation du volume des biens et services disponibles, aurait intérêt, parce qu'il ne produit pas de robins, à s'investir, pour moitié du moins, dans la production de biens et services à destination des PVD ou du quart monde. Il y aurait donc de nouvelles productions aujourd'hui impensables et parallèlement des salaires permettant aux habitants d'acquérir cette production. La distance entre l'équilibre argent-robins et le volume des biens et services disponibles serait nécessairement plus courte que la distance actuelle entre masse monétaire et ce même volume.

La création monétaire du système actuel (monnaie de crédit) restera évidemment possible si elle est souhaitée, mais à chaque émission monétaire correspondra nécessairement, afin de pouvoir utiliser la monnaie crée, une demande de robins dont la création ne pourra résulter que d'un plus sociétal de même importance.