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Suggestions d'application

Ce que nous venons de laisser entrevoir à propos de la rémunération en robins permet de bien comprendre que la création de robins est intimement liée à la création d’un « plus sociétal » dûment observé par un organisme habilité qui perdrait définitivement son agréation en cas de fraude.

La notion de « plus sociétal » est assez large. Elle inclut comme on l’a vu la redistribution par les salaires et par les dons, la protection de l’environnement, l’investissement éthique et même la participation civique aux charges de l’Etat puisque c’est à ce titre que toutes les activités professionnelles déclarées, même celles dont l’utilité sociale est sujette à caution, sont rémunérées en robins.

En fait, dans son esprit, la notion de « plus sociétal » tente de recouvrir le concept d’économie à long terme que nous évoquions au début en citant d’une part les conséquences de la souffrance humaine et des activités bénévoles non reprises dans le PIB sur l’économie à long terme.

Pour être tout à fait complets, il nous reste donc à évoquer la rémunération en robins du parent au foyer qui devrait correspondre à une rémunération à mi-temps ou à temps plein en cas de charge à domicile d’une personne âgée ou impotente ou d’un enfant handicapé, celle des bénévoles à l’œuvre dans les mouvements de jeunesse, clubs sportifs ou culturels ou dans les associations caritatives et humanitaires. Celle-ci devrait correspondre au temps réellement investi et les administrations communales, les instances les plus proches des citoyens, devraient être habilitées à distribuer les robins à ces différents titres.

En clair obscur,  tout ce qui n’apporte pas de « plus sociétal » ne peut sous aucun prétexte être rémunéré en robins quand bien même sa rentabilité assurerait une rémunération en argent.

Tous les profits résultant d’activités inavouables n’ont évidemment pas leur contre-poids en robins. Parmi ceux-ci, on peut énumérer :

- Les trafics de stupéfiants , la traite des êtres humains, les trafics pédophiles

- Les hold-up, trafics de véhicules, les escroqueries, les pots de vin, les vols

- Les fraudes, le travail au noir

Il est important de souligner à ce sujet que la connaissance des délits par les autorités est indifférente. Il suffit que les titulaires de ces sommes d’argent ne puissent justifier l’utilité sociale de leur provenance pour que la sanction soit automatique.

D’autres revenus, parfaitement légaux, mais ne résultant pas d’un service rendu à la personne humaine, n’ont pas davantage de contrepoids en robins. Parmi ceux-ci, mentionnons :

- Les héritages

- Les gains aux jeux

- Les revenus de la spéculation

- Les intérêts de l’argent

- Les augmentations de dividendes résultant de licenciements

Ce sont donc les titulaires de ces revenus qui seront les plus gros demandeurs de robins et donc les plus gros pourvoyeurs de « plus sociétaux », ce qui diminuera d’autant les impôts actuellement à charge des travailleurs et des entrepreneurs qui embauchent. Juste retour des choses.

Les pertes de robins

On peut gagner des robins mais on peut aussi en perdre.

Ne parlons pas ici des licenciements qui constituent plutôt des suppressions de gains que des pertes mais bien des préjudices causés à autrui et actés par un tribunal.

Le préjudice est un moins sociétal et le montant du préjudice est aussi le montant en robins à déduire du compte du ou des responsables. Les responsables de la pollution de l’Erika se seraient  par exemple partagé la dette en robins liée à ce naufrage.

Une dette de robins est plus dissuasive qu’une dette d’argent parce que nominative et saisie à la source de revenus.

De même toute tricherie visant à accorder ou obtenir indûment des robins ou à éluder le payement en robins lors d’un achat aurait une sanction en robins.

Les coûts en robins

La règle générale est que toute marchandise ou service a un coût en robins égal à son coût en argent sur base 1 robin = 1 euro . Les produits de luxe, plus chers en argent, seront donc également plus coûteux en robins.

Il y a cependant des exceptions. Les biens de première nécessité devraient bénéficier d’une réduction en robins et parmi ceux-ci, les marchandises provenant du commerce équitable, d’une réduction supplémentaire.

En revanche, les produits dangereux, nocifs ou toxiques ou encore les produits résultant du saccage de la nature (mettant en péril des espèces menacées ou encore la couche d’ozone par exemple) verraient leur prix en argent majoré en robins de 50%

L’étude qui devra être menée par des économistes dans les universités préalablement à l’instauration du système aura entre autres pour but d’assurer que les besoins en argent et les besoins en robins dans le pouvoir d’achat soient globalement toujours au même niveau, ce que garantit la règle générale. Les exceptions dans un sens et dans l’autre devraient donc globalement se compenser pour que la demande des deux monnaies soit parallèle.