Banque d'état et banques privées

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Ce texte est l'un des chapîtres d'un manuscrit du livre "UN REGARD CITOYEN SUR L'ÉCONOMIE " sous les signatures de Gilbert Thiaffey-Rencorel et André-Jacques Holbecq, livre qui sera édité prochainement par "LE SOUFFLE D'OR" . Il y a donc un copyright sur cette page.

Une "Banque d'Etat" doit jouer son rôle d'émetteur des fonds publics nécessaires.
Les banques privées ne doivent jouer qu'un rôle de circulateurs de fonds privés.

Regardez la feuille annexe à votre déclaration d'impôt 1999. Qu'y voyons nous ?

Les recettes fiscales de l'Etat sont de 1533 MdF (TVA 674, IR 316, IS 194, TIPP 160, Enregistrement et timbres 101, autres 88)
Les recettes "non fiscales" : 167 MdF
Total des recettes: 1700 MdF

Les dépenses de l'Etat sont de 1936 MdF

L'Etat a donc dépensé plus qu'il n'a gagné de 1936 - 1700 = 236 MdF

Ces 236 MdF sont ce qu'on appelle "le Déficit"..

En gros ces "déficits" se renouvellent annuellement pour des montants à peu près équivalents, augmentant chaque année l'ensemble de la "Dette de l'Etat" (qui est d'environ 4000 MdF)

Mais comme l'Etat, pour financer sa dette, emprunte sur le "marché", c'est à dire auprès d'autres Etats, des particuliers, des banques et des "financiers" de toute nature, par des "emprunts d'Etat", il est dans l'obligation de payer des intérets (à défaut de pouvoir rembourser le capital)...

Regardons maintenant le petit camembert représentant les pourcentages des dépenses de l'Etat ( de 1936 MdF)
Nous voyons que les "intérets liés à l'endettement de l'Etat" représentent 12,2% des dépenses. Or, 12,2% représentent...tenez vous bien... éh oui, 236 MdF
===> donc, en 1999, le déficit est égal à l'intéret de la dette publique !

Et comme les recettes sont bien de 1700 MdF et qu'il a dépensé (avec les intérets de la dette) 1936 MdF, comment d'après vous a t'il trouvé les 236 MdF pour payer cet intéret, si ce n'est en empruntant à nouveau (ceci parce qu'il a abandonné le droit de battre monnaie), ou bien en retirant cet argent sur d'autres postes de son budget (comme l'éducation, la santé, la solidarité, les collectivités locales, la sécurité, etc) ?... Ce qui veut simplement dire aussi que si l'Etat ne devait pas payer d'intéret (en fabriquant lui même la monnaie dont il a besoin pour les payer) les comptes de la nation seraient parfaitement équilibrés.

Ne soyez pas trop démoralisés, mais 236 MdF par an d'intéret de la dette, cela représente 450000 F par minute ! 450000 F par minute qui ne peuvent donc pas servir à autre chose!

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LA CONFUSION ENTRE PRIVÉ ET COLLECTIF S'ÉTENDS AUX DÉFICITS I

La monnaie unique limite le pouvoir budgétaire des Etats. Pour pouvoir être au rendez-vous de la monnaie unique, les critères de convergence de Maastricht imposent aux Etats de ne pas avoir de déficits publics supérieurs à 3% de leur PIB. La lutte drastique contre les déficits est donc devenue la priorité absolue de tous les Etats. L’économie est ligotée dans un carcan monétaire. Mais que reprochent donc nos gouvernants "aux déficits"?

Modèle simplifié de notre "macroéconomie" nationale.
Les trois grands acteurs de cette économie sont:
1- L’Etat, par l’intermédiaire de ses ministères et de son administration
2 - La production des biens et des services par l’intermédiaire de l’agriculture (primaire), des industries (secondaire), des services (tertiaire)
3 - La consommation, par l’intermédiaire des ménages

Parenthèse: Nous savons bien que les banques sont le 4° acteur de cette macroéconomie nationale. Mais comme elles ne produisent rien, si ce n'est des biens symboliques (l'argent), elles n'interviennent qu'à l'extérieur du shéma qui suit, en terme de "moteur" de circulation du flux monétaire exédentaire aux échanges primaires (E, B, D).
Elles ont aussi, actuellement, un rôle de création de monnaie par les intérets qu'elles créent "ex nihilo", rôle que nous considérons comme néfaste..

L'ETAT reçoit:
- Les déficits (D) : c'est de l' argent prété par les banques et les établissements financiers.
- Les Impots de la production (Ip) des entreprises.
- Les impots des ménages (Im).

L'ETAT verse:
- Les achats de l'Etat (Ae) aux entreprises,
- Les salaires payés par l'Etat (Se) vers les ménages

LES ENTREPRISES reçoivent:
- Les achats de l'Etat (Ae),
- Les achats des ménages (Am)

Les ENTREPRISES versent:
- Les impots à la production (Ip),
- Les salaires et revenus payés par la production: agriculture,industrie, services (Sp)

La CONSOMMATION reçoit:
- Les salaires de l'etat (Se),
- Les salaires de la Production (Sp)

La CONSOMMATION verse:
- A la production, les achats (Am),
- A l'Etat, les impots (Im)

Les trois flux qui sont hors de ce circuit sont:
D = Déficit public de l’Etat (emprunté aux banques)
B = Bénéfices des "entreprises" (placés dans les circuits financiers)
E = Epargne des ménages (placée dans les circuits financiers)


Schéma 1 (ECO17-1)

On a donc:

.
Entrées
=
Sorties
État
Ip + Im + D
=
Ae + Se
Entreprises
Ae + Am
=
Sp + Ip + B
Ménages
Se + Sp
=
Am + Im + E

 

En additionnant les termes (les termes s'éliminent) on obtient: D = B + E
et c'est normal, puisque la circulation monétaire est un flux, sauf ce qui sort ou entre de ce flux.

===> Déficit de l'Etat = Bénéfices des entreprises + Epargne des ménages
===> Les "déficits publics" des Etats servent en fait à financer les bénéfices des "entreprises" (Agriculture, Industries et Services) et l’épargne des ménages. Ces déficits sont équivalents à une création monétaire, par des banques privées. Ils sont apparus quand les Etats ont abdiqué leur droit régalien de "battre monnaie" et ont emprunté pour financer leur développement
===> En l'absence de création monétaire par les Etats, les déficits publics sont une absolue nécessité pour assurer leur développement économique. Limiter ces déficits ne peut que pérenniser l’anémie économique actuelle.

Mais vous remarquerez que D (le déficit) vient des banques, mais que l'Epargne des ménages et les Bénéfices des producteurs part vers les banques.


Schéma 2 (ECO17-2)

L'argent est donc propriété des banques. C'est un "argent dette". Il coûte de plus en plus cher à l'économie, car la dette publique ne peut que croître avec la richesse qu'elle génère. Elle est par nature irremboursable car son remboursement entrainerait la pauvreté. Mais peu importe aux banques, car créer de l'argent ne leur coûte rien.

Alors, maintenant, qu'est ce qui serait souhaitable ?

===> C'est qu'une "Banque d'Etat" joue son rôle d'émetteur de fonds publics (l'argent appartient A LA NATION, c'est un argent gratuit qui ne coute rien à l'économie), et les banques privées jouent leur rôle de circulateurs de fonds privés, payées non pas par un intéret, mais au "service" qu'elles rendent, auquel peut s'ajouter un partage des bénéfices et des gains des entreprises auquelles elles prêtent cet argent, ainsi que d'éventuelles assurances de non remboursement des prêts. Mais elles doivent cesser de créer elles mêmes "de l'argent" par le biais des intérets.
===> Que les banques privées ne puissent plus créer d'argent nouveau, ce qu'elles font actuellement par l'intéret qu'elles imposent. Comme il nous semble tout à fait évident que les acteurs de la vie économique ont un rôle primordial à jouer (y compris les banques privées) par la mise en relation de ceux qui ont de l'épargne et de ceux qui ont besoin de cette épargne pour se développer et augmenter leur production et qu'il est indispensable que l'équation B + E = Total des prêts, reste équilibrée. (voir note 1)


Schéma 3 (ECO17-3)

Si on fait maintenant intervenir les échanges internationaux.

Les exportations apportent des entrées de devises de même que les importations nécessitent des sorties.
La balance commerciale "C" est positive ou négative, auprès des Producteurs (note 2)


Schéma 4 (ECO17-4)

On retrouve en additionnant: Déficit +/- Balance commerciale = Bénéfice des producteurs + Epargne des ménages.

L’avantage financier pour un pays qui a une balance commerciale excédentaire (+C), se traduit par un inconvénient pour un autre pays qui a une balance commerciale déficitaire (-C), car ce dernier devra assumer les sorties financières correspondantes, en devises échangées à partir de sa propre monnaie, mais payées par un appauvrissement de ses "biens réels" .
En effet au niveau planétaire, les exportations des uns faisant les importations des autres, leur somme est nulle et la somme des balances commerciales de l’ensemble de tous les pays est nulle (Somme des balances commerciales = 0). La relation nationale (D +/- C = B + E) devient pour l’ensemble des pays de la planète:
===> Somme des Déficits = Somme des Bénéfices des producteurs + Somme de l'Epargne des ménages

De nouveau, la somme des déficits de tous les Etats de la planète est égale à la somme des bénéfices de toutes les "entreprises" de la planète et de l’épargne de tous les ménages de la planète.

Cela permet de relier le déficit exorbitant des Etats-Unis, aux résultats tout aussi exorbitants de leurs multinationales et aux volumes considérables des fonds de pensions américains ! (note 3)

 

Nous pouvons aller un peu plus loin dans l'analyse du "souhaitable"
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)

 

Revoyons d'abord comment est crée la monnaie (d'après Michel Lasserre)

a) La Banque centrale


Au cœur du système bancaire se trouve la Banque centrale, chaque État moderne possède la sienne. La Banque de France, fondée en 1800 sous un statut privé, a été nationalisée en 1945, elle est indépendante depuis 1993. Sa mission, variable suivant les périodes, est aujourd'hui d'assurer la stabilité des prix dans le cadre de la politique économique du gouvernement, elle est chargée de veiller sur la monnaie, le crédit et le bon fonctionnement du système bancaire.

La Banque Centrale est la banque des banques, toutes les autres banques (banques de second rang) possèdent un compte chez elle, qu'elles sont obligées de provisionner ("réserves obligatoires"). Si une banque n'a pas assez de liquidités, elle peut s'en procurer sur le marché monétaire ou directement auprès de la Banque centrale. Un rôle important de la Banque centrale est donc de refinancer les banques, de leur fournir des liquidités en prenant en pension des titres en leur possession, généralement des créances privées. La Banque centrale reprend ces créances et fournit en échange de la monnaie à la banque privée.

Mais cette monnaie n'existe pas, la Banque Centrale la crée, sa contrepartie consiste en des créances à l'économie. Ces prises en pension sont d'une durée très courte de un à quelques jours, la monnaie centrale ainsi créée disparaît dès la fin de la prise en pension, d'où la nécessité d'effectuer en permanence de telles opérations.
En cas de crise de liquidités(manque de monnaie) sur le marché monétaire, la Banque centrale joue le rôle de prêteur en dernier recours. Si à d'autres époques la Banque Centrale a créé de la monnaie en échanges de titres du Trésor Public, ce n'est plus le cas de nos jours.

A ce jour, l'État se finance directement sur les marchés financiers, et ne fait plus intervenir directement la création monétaire de la Banque Centrale pour ses financements.

b) Les autres banques


Le rôle des banques privées est d'un tout autre type, elles sont principalement chargées de collecter les dépôts et de prêter (d'investir) les sommes ainsi collectées.

Nous avons vu qu'elles prêtent beaucoup plus qu'on ne leur confie, elles jouent un rôle de multiplicateur de crédit. Si une banque a 10 000F en dépôt et qu'elle doit garder 10% de celui ci en réserve, elle peut prêter 9 000F. Les 10 000F existant toujours sur le compte de dépôts, les 9 000F prêtés existent maintenant deux fois, il y a bien eu création monétaire par l'intermédiaire du crédit, et cette monnaie ne disparaîtra que quand le crédit arrivera à son terme.

En attendant, ces nouveaux 9 000F, une fois dépensés, aboutiront sur un autre compte de dépôt et la banque réceptrice pourra à son tour accorder un autre prêt de 8 100F. Ces 8 100 F aboutiront à leur tour sur un compte de dépôt et permettront à leur tour un nouveau prêt, etc.... ce système aboutissant en fin de compte à la possibilité de multiplier par 10 les 10 000F initiaux.

 

 

 

 

 

Suite de l'explication

Nous avions vu sur la page précédente (proposition 7) que, actuellement, les échanges intérieurs se passent ainsi

 

L'ETAT reçoit:
- Les déficits (D) : c'est de l' argent prété par les banques et les établissements financiers.
- Les Impots de la production (Ip) des entreprises.
- Les impots des ménages (Im).

L'ETAT verse:
- Les achats de l'Etat (Ae) aux entreprises,
- Les salaires payés par l'Etat (Se) vers les ménages

LES ENTREPRISES reçoivent:
- Les achats de l'Etat (Ae),
- Les achats des ménages (Am)

Les ENTREPRISES versent:
- Les impots à la production ( Ip),
- Les salaires et revenus payés par la production: agriculture,industrie, services (Sp)

La CONSOMMATION reçoit:
- Les salaires de l'etat (Se),
- Les salaires de la Production (Sp)

La CONSOMMATION verse:
- A la production, les achats (Am),
- A l'Etat, les impots (Im)

Les trois flux qui sont hors de ce circuit sont:
D = Déficit public de l’Etat (emprunté aux banques)
B = Bénéfices des "entreprises" (placés dans les circuits financiers)
E = Epargne des ménages (placée dans les circuits financiers)

On a donc:

.
Entrées
=
Sorties
État
Ip + Im + D
=
Ae + Se
Entreprises
Ae + Am
=
Sp + Ip + B
Ménages
Se + Sp
=
Am + Im + E

 

En additionnant les termes (les termes s'éliminent) on obtient D = B + E c'est à dire:

Déficit = Bénéfice des entreprises + Epargne des ménages

et c'est normal, puisque la circulation monétaire est un flux, sauf ce qui sort ou entre de ce flux.


===> Les "déficits publics" des Etats servent en fait à financer les bénéfices des "entreprises" (Agriculture, Industries et Services) et l’épargne des ménages. Ces déficits sont équivalents à une création monétaire, par des banques privées. Ils sont apparus quand les Etats ont abdiqué leur droit régalien de "battre monnaie" et ont emprunté pour financer leur développement
===> En l'absence de création monétaire par les Etats, les déficits publics, empruntés auprès des banques privées, sont une absolue nécessité pour assurer leur développement économique. Limiter ces déficits ne peut que pérenniser l’anémie économique.

Mais vous remarquerez que D (le déficit) vient des banques, mais que l'Epargne des ménages et les Bénéfices des producteurs part vers les banques.

L'argent est donc propriété des banques. C'est un "argent dette". Il coûte de plus en plus cher à l'économie, car la dette publique ne peut que croître avec la richesse qu'elle génère. Elle est par nature irremboursable car son remboursement entrainerait la pauvreté. Mais peu importe aux banques, car créer de l'argent ne leur coûte rien.

Alors, maintenant, qu'est ce qui serait souhaitable ?

D'abord, qu'une "Banque d'Etat" joue son rôle d'émetteur de fonds publics (l'argent appartient A LA NATION, c'est un argent gratuit qui ne coute rien à l'économie), et les banques privées jouent leur rôle de circulateurs de fonds privés, payées non pas par un intéret, mais au "service" qu'elles rendent, auquel peut s'ajouter un partage des bénéfices et des gains des entreprises auquelles elles prêtent cet argent, ainsi que d'éventuelles assurances de non remboursement des prêts. Mais elles doivent cesser de créer elles mêmes "de l'argent" par le biais des intérets.
Ensuite que les banques privées ne puissent plus créer d'argent nouveau, ce qu'elles font actuellement par l'intéret qu'elles imposent. Ce que nous voulons dire c'est que les banques privées ne doivent plus pouvoir émettre un intéret sur de l'argent qu'elles créent. Les crédits qu'elles créent sont des crédits temporaires, de simples lignes d'écriture qui sont effacées lorsque la créance est remboursée.Comme il nous semble tout à fait évident que les acteurs de la vie économique ont un rôle primordial à jouer (y compris les banques privées) par la mise en relation de ceux qui ont de l'épargne et de ceux qui ont besoin de cette épargne pour se développer et augmenter leur production et qu'il est indispensable que l'équation B + E = Total des prêts, reste équilibrée.


 

A ce jour, puisque le "Déficit" est égal à la somme bénéfice des entreprises + épargne des ménages, il est équivalent à une création monétaire, par des banques privées. Oui, mais les banques privées demandent un intéret pour procéder à cette création monétaire. Comment rembourser cet intéret sans nouvelle création monétaire?

Dans le schéma souhaité, la monnaie est injectée par l'état dans l'économie privée, par le biais des achats de l'Etat (Ae) aux entreprises et des salaires payés par l'Etat (Se) vers les ménages (fonctionnaires + répartition sociale), ce qui permet de diminuer Ip et Im, puisque c'est autant d'argent que l'état ne doit pas rembourser.

Néanmoins comme il convient déviter le risque d'inflation, la masse monétaire (hors crédit bancaire privé, argent temporaire qui s'efface lorsque la dette est remboursée), ne doit jamais dépasser le PIB de plein emploi divisé par la vitesse de rotation de la monnaie. C'est à dire aussi que le déficit annuel ne doit pas dépasser la somme de l'augmentation des bénéfices des entreprises et de l'épargne des ménages, c'est à dire également "rester collé à l'économie réelle, à l'augmentation réelle du PIB".

 

NOTES:

note 1 : Relation " B + E = Total des prêts "
Les prêteurs doivent, cela nous semble normal dans le système de pensée et de fonctionnement actuel, pourvoir retirer une juste rémunération du risque qu'ils prennent à se démunir de leurs économies.
Mais que font ils actuellement si ce n'est accepter ces régles lorsqu'ils placent leur argent, en actions, en FCP, en Sicav, ou simplement le laissent en dépots dans leurs banques, dépots qui serviront (ou plutôt : qui devraient servir) au financement de nouvelles entreprises. Sans création de monnaie par le système bancaire privé, l'intéret versé ne peut être qu'un partage des bénéfices de la nouvelle entreprise créée. Aux banques de proposer des produits adaptés.
Elles ne manquent pas d'imagination.

note 2 : Les banques privées doivent être considérées également comme des importateurs / exportateurs (de monnaie ou de devises ou de produits financiers).. Mais comme tout importateur / exportateur, elles doivent subir les mêmes conséquences financières que n'importe quelle entreprise (sans pouvoir les répercuter sur leurs clients dont elles ne sont que les organismes de garde des fonds) en cas d'erreur de gestion, et , bien évidemment, elles ne doivent pas pouvoir risquer l'argent de leurs clients sans autorisation de ceux ci ni créer de l'argent pour spéculer.

note 3 : Quelques chiffres justificatifs.
- Le déficit de la balance américaine des transactions courantes devrait dépasser 200 milliards de dollars en 1998. A l’inverse il est prévu des excédents records de 150 MM$ pour l’Europe et de 100 MM$ pour le Japon
- La dette publique de l’ensemble des pays de la planète s’élevait en 1996, à plus de 17 700 milliards de dollars, (6300 pour la Communauté européenne, 5 400 pour les Etats-Unis et 4 700 pour l’Asie), soit environ 62% du PIB représentant 28400 MM$.
- En 1995 les placements spéculatifs américains s’élevaient à 9500 MM$ (4600 pour les Fonds de pension, 1 800 pour les Mutual Funds, 1700 pour les assurances, 1 200 pour les banques et 200 pour les fondations)
- En 1996, les résultats cumulés des STN américaines (Sociétés Trans-Nationales) étaient de 4000 MMF soit 50% environ du PIB français.

Avec les remerciements de YHAD à Gilbert Thiaffey-Rencorel, Philippe Derudder, Michel Tavernier et l'association AISE