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Le Manifeste du Citerrien
Écrit par Marie Martin-Pécheux

Notre espoir d'Un Monde Meilleur est tout entier contenu dans ce texte.
Bien sûr, il n'est pas à prendre "au pied de la lettre"; c'est une vision poétique de ce que nous souhaitons et les propositions plus techniques sont développées dans d'autres sections de ce site.

Nous croyons à une société viable, épanouissante, respectueuse de chaque vie sur Terre et nous observons chez l'être humain les prémisses d'une mutation intellectuelle pouvant amener à cette société.
Nous nous invitons à espérer et à créer à la mesure de nos moyens un monde plus juste.
Notre avenir est le nôtre, et celui de nos enfants et c'est ainsi que nous le choisissons:

1- UNE SOCIÉTÉ AU SERVICE DE L’HOMME

Je suis un citoyen responsable,
adulte,
conscient de ma place
et de mon importance pour la société.

Je sais que j’ai des droits et des devoirs.

La société est au service
de tous les êtres humains
qui la composent.

Les êtres humains sont sa richesse et son potentiel.

Chaque vie y est considérée
comme unique
et précieuse.

Les fonctionnements de la société me permettent
de répondre à tous mes besoins vitaux de base
et m’offrent les conditions
nécessaires à un réel épanouissement,
me donnant ainsi accès
à ma véritable dimension d’être humain.

J’ai le droit d’atteindre
un état de complet bien-être physique, mental et social
dans une société où se développent harmonieusement
le matériel, le spirituel et le culturel.

Pour définir les « besoins vitaux de base »
je me réfère à la Déclaration des Droits de l’Homme.

Je suis certain que l’on peut vivre en paix sur la Terre,
et qu’une mutation sociale est nécessaire
pour accompagner ce changement de conscience.

La société
donne réellement à l’être humain
les moyens de devenir affectivement
et émotionnellement sain :
elle devient ainsi sécurisante et épanouissante.
Elle aide les personnes qui le désirent
à se libérer de leur mal de vivre,
à retrouver leur créativité et leur propre puissance,
à acquérir la maturité affective,
seule capable de mener vers l’accomplissement,
la véritable plénitude.

 

2 - UN CITOYEN

Je suis un membre actif, intégré
utilisant les services de la cité avec reconnaissance,
sachant qu’une vie agréable dépend d’abord de moi
et de mon propre engagement
dans la communauté des hommes.

Chaque geste posé a un passé et un devenir :
j’ai conscience des conséquences de mes choix
pour la survie de tous.

 

3 - UN ÊTRE ADULTE

Je développe mes capacités avec intégrité,
conscience et sens des responsabilités,
en respectant
ma personnalité profonde et celle d’autrui.

Adulte,
c’est d'abord à moi que revient la responsabilité
de mon propre bien-être
et de celui de mes enfants.

Je connais ma propre valeur
et j’assume mon rôle d’individu unique
au milieu d’autres individus tout aussi importants.

Je suis sûr de ce que je veux,
ou ne veux pas,
et je me donne les moyens
d’avoir le choix de ces différentes options.

Je suis capable de prendre ma place, ma juste place,
et j'accepte d’établir des relations véritables,
chaleureuses et non destructrices,
basés sur la confiance en soi
et de communiquer sainement,
sans projeter sur l’autre mes propres problématiques.

Je développe un esprit critique,
et garde une faculté d’analyse objective,
par rapport aux informations reçues.

Je refuse l’assistanat,
et prends en charge ma propre vie
tant que j'en suis capable.

Je prends la parole ou agis si nécessaire.

 

4 - UN ÊTRE RESPONSABLE

Je comprends mes actes
et j'en assume la responsabilité
devant moi-même et devant les autres.
J'accepte les conséquences physiques et morales
de mes gestes et de mes pensées.

Je suis capable de poser
des actions justes,
appropriées aux situations présentées,
et de relever efficacement les défis
proposés à l’être humain.

Je tente de construire,
à la mesure de mes moyens,
Un Monde Meilleur pour les générations futures.

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5 - L’IMAGE D’UN MONDE MEILLEUR

Je sais que l’état du monde
est en correspondance exacte
avec la somme des états individuels,
aussi, il n’y a pas pour moi
de but plus noble et plus important
que l’enrichissement
de ma qualité d’être humain.

J’ai la capacité d’évoluer et de m’améliorer.
En évoluant, je concours
à une amélioration de mon environnement immédiat
et je contribue ainsi à l’amélioration
des conditions de vie de toute la planète.

J’ai la conviction intime
que je peux utiliser les processus de création mentale
pour aider à la venue d’un monde plus juste.

L’homme est capable d’atteindre n’importe quel but
pourvu qu’il le rêve avec assez de force :
il arrive un moment
où n’importe quel objet existe déjà
par ce qu’on l’a assez créé, développé, imaginé
dans le monde des idées.

Je peux créer à l’intérieur de moi
l’image d’un système social harmonieux et juste.

Je sais que la force de l’énergie d’un groupe
est capable de mettre en branle
n’importe quelle structure établie.

Plus seront puissantes
les évocations mentales créatrices,
plus seront nombreux
les moyens ponctuels envisagés,
plus facilement ce monde prendra forme.
Si je participe,
avec des millions d’autres individus
à la création mentale puissante
d’un monde harmonieux, celui-ci verra le jour.
(article)

.

6 - MON APPARTENANCE A L’ESPÈCE HUMAINE

J’appartiens à une seule espèce :
l’espèce humaine.
Elle est en évolution.
Elle est composée de deux parties,
l’une féminine et l’autre masculine,
totalement complémentaires et de même valeur.

Quelle que soit mon appartenance à un sexe, à un âge,
à un groupe ethnique, culturel ou religieux,
je possède les mêmes droits et les mêmes devoirs
qu’un autre être humain.

Il n’y a pas de croyance ou de culture supérieures :
la diversité est source d’enrichissement mutuel.

Je préserve de toutes mes forces
la richesse des sociétés traditionnelles.

Je considère
les enfants comme la richesse de l'espèce humaine
et j’honore la sagesse des personnes âgées.

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7 - L’ ÉTABLISSEMENT D’ UN SYSTÈME SOCIAL JUSTE

Fondamentalement,
l’homme est un être sain,
aspirant au bonheur,
au développement de toutes ses capacités,
et désirant évoluer
vers la plus haute idée qu’il se fait de lui-même.

Il souhaite mener
une vie heureuse et enrichissante
dans un monde économiquement équilibré,
socialement juste et écologiquement sain.

Je sais qu’il y a sur la Terre
assez de ressources et d’intelligence humaine
pour l’établissement d’un système social juste
assurant une vie décente à chacun
et pouvant combler les aspirations de tous :
il y a des milliers et des milliers d’emplois
à créer pour répondre aux vrais besoins des hommes
.

J’ai pleinement le droit, dans cette société,
d’avoir une activité stable et enrichissante.

Dans le monde entier
des expériences de créativité
et de coopération ont été faites :
les hommes sont parfaitement capables
d’un changement nécessaire.
Moi aussi je suis capable d’évoluer.

J’ai la conviction
que des solutions possibles sont à ma portée.
Par mon action locale, même limitée,
je peux y contribuer.

Je peux aider à la restauration de l’économie locale,
en utilisant, par exemple,
un système d’échange local de savoirs,
de services et de biens.

Un système d’échange est un des moyens possibles
pour la mise en place d’une économie réaliste,
fondée sur le travail de l’homme.
Il y en a d’autres, à inventer et à développer.

Et ce que je peux faire, dans mon quartier,
atteint par ricochet
la structure de la société toute entière.

Je peux, ainsi que chacun sur Terre,
permettre le passage à une économie saine,
et la naissance d’une nouvelle éthique économique
dans le respect de l'individu.

J’ai une co-responsabilité
dans la mise en place de ce système
plus sécurisant et plus humain.

Je suis,
chacun est,
nous sommes tous
les acteurs possibles de cette révolution tranquille.

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8 - UNE PLANÈTE HABITABLE MAIS FRAGILE

Je suis citoyen
d’une planète habitable :
la Terre,
vaste écosystème clos
avec des habitants de plus en plus interdépendants.
J’ai pour responsabilité la restauration de son intégrité.

Je prends donc le plus grand soin
de la planète qui m’héberge,
pour la qualité de ma vie présente
et pour l’héritage que j'emprunte à mes enfants.

Je vis en profonde harmonie avec la nature.
Cette harmonie est nécessaire
à la survie de mon espèce
et de toutes les autres espèces vivantes,
car un environnement néfaste pour ma santé
présente des risques pour le patrimoine génétique
de tous les êtres vivants.

J’ai conscience de la fragilité
des espèces et des écosystèmes,
aussi je protège le royaume végétal et animal
de la destruction,
de l’appauvrissement
et de l’asservissement.

L’espèce humaine n’est pas la seule
a avoir droit de jouissance sur le monde.
Aussi j’ai le plus grand respect
pour toutes les formes de vies :
elles ont toutes droit
à la liberté,
à l’existence
et au respect de leurs besoins fondamentaux.

J’ai, comme n’importe quel habitant de la Terre,
humain ou non,
le droit de vivre dans la dignité.

J’ai le droit absolu de respirer un air pur,
de boire une eau non polluée,
et de me nourrir avec des aliments sains.

Je protège particulièrement la surface de la Terre
et les forêts,
matrices de vie, d’oxygène, d’humidité
et sources de richesses et de bienfaits pour l’humanité.

Je replante massivement des arbres
pour reconstituer les forêts détruites
et je participe à la revitalisation des zones désertiques.

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 9 - LES PRODUITS DE CONSOMMATION

Je repense mes besoins
et mes comportements dépensiers
pour les rendre plus simples et plus sains
afin de limiter
l’impact de la surconsommation sur l’environnement.

Chaque produit que je consomme
va vers un quota de pollution zéro.

Il est élaboré de manière à être
non polluant à sa fabrication,
à son utilisation,
à sa destruction.
Son recyclage
est envisagé dès sa conception.

Ses conditions de fabrication sont respectueuses
de la dignité et de la santé des travailleurs.

Je peux,
grâce à une banque de données
avoir tous les renseignements
sur un produit que je veux acheter :
sa composition, son prix de revient,
ses conditions humaines de fabrication, etc.

L’industrie de restauration écologique,
l'étude des systèmes pollués
et des techniques de dépollution,
la mise en application de ces techniques
sont une préoccupation première de la société.

Une force verte d’intervention est créée
pour les catastrophes écologiques
et la restauration des zones polluées,
ainsi qu’une force d’aide planétaire
pour intervenir
sur tous les lieux de catastrophes naturelles ;
forces à intervention rapide et efficace
pour épargner au maximum les souffrances
et les pertes humaines.

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10- L ’ ENERGIE

Je privilégie les sources d’énergies non polluantes,
actuelles et à venir,
en remplacement progressif
des autres énergies.

Les richesses du sous-sol,
minérales et énergétiques, et les richesses de la mer
sont patrimoine commun de toute l’humanité.
Elles sont exploitées par une société d’utilité publique
pour une juste utilisation et une juste répartition.

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11- LE JUSTE RÔLE DE L’ ARGENT
L'argent est un outil,
un moyen d'échange
respectueuse du travail d'un être humain.
Je l'utilise pour permettre la vie
et non pour la dégrader.

Une banque mondiale,
propriété de tous les Citerriens,
bat une monnaie planétaire unique.
Sans but lucratif
elle distribue le crédit
qui favorise
le développement des collectivités
et des individus.

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12 - LE PRINCIPE DE LA JUSTE RÉTRIBUTION

Quels que soient ma qualification et mon rôle social,
je suis un être unique, utile à la société,
j’ai des besoins et des richesses à offrir,
 en marchandises ou en activités humaines.

Quand je travaille,
j’ai le droit à une juste rémunération
pour la tâche que j’ai accomplie.
C’est le principe de la juste rétribution.

Pour un travail donnant la même peine,
il n’est pas envisageable
qu’un salaire de base différent soit pratiqué,
car je suis aussi précieux et riche de potentiels
qu’un autre être humain.
Aussi pour un travail égal
mon salaire est équivalent à celui des autres.

Un salaire minimum de base
identique sur toute la Terre
permet de régulariser les excès d’exploitation,
et rend inutiles délocalisations et émigrations.

Le prétexte de ma situation géographique sur la Terre
ou mon appartenance à un âge, à un sexe
ou à un groupe social, ethnique ou culturel
n'est pas valide.

Une commission d’application,
avec des moyens véritablement efficaces, est créée
pour faire respecter
un véritable Code des droits humains
concernant en premiers lieux
les droits de l’homme
et le droit à une juste rétribution.

Les exploitations industrielle, domestique ou sexuelle
sont des crimes d’esclavage :
un tribunal international s’en occupe.

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13 - SALAIRE DE BASE ET SALAIRE DE PEINE

La rétribution salariale est composée de deux éléments :
1) Un salaire minimum comprenant :
- un salaire de base, incompressible,
valable sur toute la planète
et permettant de répondre à
tous les besoins de base d’une famille
(nourriture, vêtement, logement, médicaments...)
- un salaire de peine rétribuant plus particulièrement
les éléments propres de la tâche
envisagée : manque d’intérêt du travail,
incidence sur la santé mentale ou physique,
dangerosité, horaires difficiles, responsabilités,
investissement personnel pour accéder à ce poste...
2) La part des bénéfices de l’entreprise qui revient au salarié.

Chaque travailleur appartient à une corporation.
Une assemblée élue de membres de la corporation
évalue la peine fournie pour chaque emploi occupé
afin de déterminer et d’harmoniser
l’ensemble des salaires de peine.

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14 - LE PRINCIPE DU PRIX JUSTE

La libre concurrence est un système pervers.
Ses effets anti-démocratique et anti-économique,
 ouvrent la porte
à la décadence des économies et des sociétés,
encourageant exploitation et ruine d’autrui.

Un produit ne peut être vendu à un prix inférieur
à son juste coût de fabrication
car c’est là que commencent
les systèmes d’exploitation et d’esclavage,
cause de délocalisations et d’émigrations.
C’est le principe du prix juste.

La concurrence se fait alors
sur la qualité de l’objet ou du service.

Je sais que l’économie de marché a fait son temps.
Je participe à une économie de sérénité,
équilibrée et juste,
à des échanges respectueux des besoins humains
et des autres habitants de la planète.

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15 - LE SYSTÈME MONÉTAIRE

J’ai le droit d’utiliser une monnaie stable,
de ne pas être, de près où de loin, victime
d’une quelconque manipulation d’argent
due à la spéculation.

La misère d'un seul être humain
est l'indice d'une pathologie
d'un système économique.
 Mon enrichissement personnel
ne peut résulter d'un appauvrissement d'autrui

Afin de mener la civilisation
vers une plus grande maturité,
l'intérêt de l'Homme est inscrit
au niveau le plus fondamental de la société
en encourageant
et en rémunérant socialement
les actes utiles à l'humanité.

Une des possibles solutions est le Robin,
qui représente l'utilité
d'un produit ou d'une activité pour l'Homme.

Cette monnaie complémentaire
 me permet d'accéder

à certains biens et services
que l'argent seul ne m'autorise pas.

 .

16 - UN SYSTÈME POLITIQUE

Un système politique viable
prend en compte tous les aspects de l’homme :
Physique : il assure le bien-être matériel des populations
et la bonne gestion de l’environnement.
Affectif : il permet à chaque individu
de retrouver une psychologie saine et épanouie.
Mental : il donne à chacun la possibilité
de cultiver ses compétences intellectuelles et artistiques.
Spirituel : il permet à chaque personne
d’explorer librement sa relation avec tout ce qui le dépasse.

Je désire sortir de l’unique alternative Droite-Gauche
liée aux sentiments de vulnérabilité,
d’infériorité et d’injustice,
et trouver un parti de sérénité
faisant des choix respectueux des individus humains
et de l’ensemble des êtres vivants.

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17 - LES CONDITIONS D‘UNE MONDIALISATION RÉUSSIE

La mondialisation recèle
des potentiels d’enrichissement extraordinaires.

Pour être viable, il est nécessaire
qu’elle s’accompagne de redéfinition,
de simplification des systèmes complexes.

De manière urgente, un système
garantissant l’accession
à des conditions de vie correctes,
respectueuses d’une véritable démocratie,
est mis en place à l’échelle planétaire.

Une Organisation des Communautés
 est instituée.
Véritablement représentative
des peuples et communautés de la Terre
ses membres sont élus
au prorata des populations.

En même temps que la mondialisation
je retrouve, dans mon environnement proche,
des structures et une communauté à échelle humaine,
donnent un sens véritable à la vie quotidienne,
pour y trouver un équilibre psychologique et affectif,
aussi bien que pour une gestion rapide
et efficace de mes besoins.

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18 - L’ ORGANISATION GÉNÉRALE DE LA SOCIÉTÉ

L’organisation générale de la société
permet à celle-ci de fonctionner à un double niveau :
un niveau planétaire
pour assurer des conditions de vie harmonieuses
et démocratiques
sur tous les continents,
( c’est le niveau de la solidarité planétaire ).
et un niveau local
pour favoriser tous les échanges de survie
et le fonctionnement autonome de ses habitants,
( c’est le niveau de l’autonomie et de la solidarité locale).

De même qu’une famille
assure ses ressources
d’une manière aussi indépendante que possible,
une collectivité subvient
au maximum à ses besoins.

Il ne peut y avoir de liberté
et de possibilité de choix
sans autonomie.

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19 - DES UNITÉS LOCALES

Des unités locales sont définies:
structures administratives, elles comportent
un nombre gérables d'individus
pour le recensement des besoins.

L’unité locale est faite pour y bien vivre,
j’y trouve tous les éléments nécessaires :
l’économie locale
est la plus performante et autonome possible.
Elle colle au plus près du tissu social,
et fournit sur place
les services qui sont nécessaires
à la vie harmonieuse de la cité.

Elle est autonome
par rapport à ses besoins fondamentaux,
en particulier
en nourriture, en eau, en énergie, et en soins.
Pour cela, ses besoins sont recensés :
besoins alimentaires de bases,
nombre de médecins, d’enseignants,
de transporteurs, etc.

Une agriculture locale et diversifiée
est donc rapidement restaurée,
pour tout ce qui est alimentation de base.
Au maximum de ses possibilités,
chaque unité se nourrit sur sa production locale
et produit avant tout pour elle.

L’importation sert à des produits
impossibles à fabriquer au sein de l’unité locale,
ou à des produits de seconde nécessité.

Chaque unité, véritable écopolis
est harmonieusement insérée dans la nature.
Elle est autonome et capable
de recycler et de traiter ses propres déchets,
en premier lieu ses déchets toxiques.
Elle fabrique des produits
avec des emballages recyclables.
Chaque objet conçu est biodégradable au maximum.

Le ramassage des déchets,
pré-triés au niveau individuel,
est extrêmement efficace.
Ramassage et traitement peuvent être effectués
par une société d’utilité publique,
les matières recyclées
sont ainsi au bénéfice de l’unité locale
et augmentent son autonomie énergétique.

Des primes encouragent l’imagination,
la création et la mise en application
de solutions écologiques, techniques ou sociales
concourant à un meilleur bien-être général.

Chaque unité locale s'efforce de répondre
 aux besoins de base de sa population
dans l’hypothèse
où elle serait localement
seule survivante d’une catastrophe.
C’est la condition
de la liberté, de l’indépendance et de la survie.
.

20 - LA VILLE
L’aménagement des villes et des villages
est décidé par des commissions d’urbanisme regroupant
les membres des professions concernés,
les délégués des usagers enfantins, parentaux,
adultes sans enfants
et personnes atteintes de handicaps physiques.
Les commissions d’urbanisme veillent
particulièrement aux besoins
des enfants et des personnes atteintes de handicaps.
Elles se préoccupent de manière très approfondie
des risques de catastrophes naturelles.
Elles prévoient des plans d’urgence
pour toutes les hypothèses prévisibles.
Les commissions traitent les pollutions
liées à l’urbanisation
et veillent au cadre de vie : esthétique, bruit, odeurs…
Les véhicules individuels
ainsi que les transports de marchandises
sont équipées de systèmes non polluant.
Je me déplace avec facilité
 dans des transports en commun
également non polluants,
pratiques et peu onéreux.

La recherche permet la mise au point
d’habitations et de bâtiments réellement protégés
contre les catastrophes naturelles
Les immeubles neufs sont construits
systématiquement avec jardins-terrasses,
sont entourés d’espaces verts
et de jardins équipés de structures ludiques
pour les enfants,
proportionnellement au nombre d’habitants prévus.
Les cités-dortoirs sont remplacées
par des quartiers réellement agréables.
Quel que soit mon niveau de vie,
je peux m’acheter une demeure,
grâce à des prêts sans intérêts.

Les habitations,
les structures, et les bâtiments publics ou privés
sont respectueux de l’environnement :
intégration esthétique,
construction en matériaux non polluants
(à sa fabrication, à son utilisation, à sa destruction),
isolation phonique et thermique,
équipement en systèmes de vie autonomes
( énergie, récupération d'eau et de chaleur )
Je trouve dans chaque quartier
des bâtiments au service du public
abritant des salles de réunion, d’exposition,
de spectacle et de sport.

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21 - LE PROBLÈME DE LA GUERRE ET DE LA VIOLENCE
Chaque fois que je cautionne un système social injuste,
je concours, ici ou ailleurs,
à la formation de conflits sociaux,
de guerres destructrices et à l’aggravation de la misère.

La guerre vient pour des raisons de conflits de besoin
et/ou de territoire.

Le bien-être social empêche l’éclosion de la guerre.

La guerre a toujours pour conséquence
le lâche assassinat des innocents,
et des gens sans défense.
Elle est sans justification possible.

De même que le meurtre entre individus est un crime
le meurtre entre peuples ou collectivités en est un aussi.

La guerre est donc déclarée illégale
car elle est contre l’intérêt fondamental des populations.

A partir du moment où UN SEUL ENFANT
est susceptible d’être tué,
la guerre est un crime contre l’humanité.
Il y a droit absolu d’ingérence
pour la protection des personnes :
c’est une évidence éthique
car la passivité ou la non-ingérence
est en fait une non-assistance
à population en danger.

Les prétextes
de souveraineté nationale et de respect de territoire
ne peuvent être acceptés
si des civils souffrent d’un conflit.

Le droit des individus à vivre en paix
prime le droit des belligérants :

J’ai le droit,
où que je me trouve sur Terre,
à quelque culture que j’appartienne,
à vivre en paix et en sécurité,
sans la menace de l’exploitation,
de l’esclavage, de la torture
ou des traitements inhumains.
Pour cela je participe en actions ou en moyens
à la maintenance d’une force de protection.

Dès l’origine d’un conflit,
les négociations sont ouvertes,
et l’armée de maintien de la paix intervient immédiatement
jusqu’à résolution du conflit.

Des médiateurs en communication humaine
interviennent aussitôt
pour que chacune des parties en présence
puisse s’exprimer
et pour que la solution médiane soit trouvée,
dans l’intérêt de chaque partie.

Les litiges entre groupes de personnes
sont portés devant le Tribunal
des Peuples et des Communautés
qui juge aussi les crimes contre l'humanité:
 tortures, génocides et déplacements abusifs de populations.

Afin que la force de maintien de la paix
ne puisse un jour représenter une menace
pour les populations civiles,
celle-ci est soigneusement issue
de cette même vie civile
et existe au prorata exact des populations.

Je ne peux rester longtemps soldat de métier
et ma motivation fondamentale
est d’être au service de la paix.

C’est à moi, adulte,
que revient la responsabilité
de protéger les enfants et les plus faibles

J’ai aussi une co-responsabilité
dans la mise en place d’un climat de paix
en maîtrisant mes émotions et mes pensées.

La recherche se développe
concernant la problématique du pouvoir,
pour éviter les abus qui en découlent.
Elle étudie l’agressivité
pour bien comprendre tous ses mécanismes.

Elle regarde de très près
l’impact de la culture de violence,
omniprésente dans les médias,
et le rôle des jouets guerriers.

Elle permet de comprendre, puis de maîtriser,
les facteurs environnementaux
qui mettent en jeu
les mécanismes instinctuels d’agressivité.

Elle trouve les moyens de supprimer sa venue
en annulant le sentiment d’injustice,
ou en soignant les souffrances du passé
dues à des blessures anciennes,
souterraines et toujours douloureuses.
Elle apprend à canaliser l’agressivité
et à l’utiliser à des fins utiles à la société :
métiers dangereux,
interventions lors de catastrophes naturelles,
par exemples.

Afin de trouver les moyens de prévenir
les génocides et la torture
elle cherche par quels mécanismes précis
des groupements d’individus refoulés
peuvent devenir des partis d’extrème-haine,
et comment l’horreur et la barbarie
peuvent prendre place dans une société.

Inciter à l’utilisation de la violence
et à quelques formes de rejets que ce soit
est contre l’intérêt des populations.

La Démocratie et l’Humanité
doivent se protéger par des lois,
extrêmement rigoureuses
et appliquées systématiquement
envers les personnes qui,
par le biais d’un groupement
ou d’un mouvement d'idées,
prônent l’incitation à la violence et aux préjugés :
celles-ci, par leur propagande
conduisent à une négation même de l’homme
et font reculer l’humanité.

Pour se présenter à une élection,
un individu, ou un groupement d'individu,
s'engage préalablement
à respecter dans ses discours et dans ses actions
les principes démocratiques
et l'ensemble des Droits de l'Homme. 
En cas d'irrespect, l'élection est aussitôt invalidée :
la Démocratie et les habitants de la planète sont ainsi protégés.

Je n’ignore pas que la violence et l’agressivité
font partie de la nature humaine.
Je ne les mésestime pas,
car c’est une force parfois au service de la survie.

Cependant
elle n’a pas à s’appliquer aveuglément sur autrui,
ni à justifier des volontés politiques ou hégémoniques.

Une société d’utilité publique,
efficacement contrôlée par les civils,
possède les industries d’armement
et résorbe les armes des particuliers.

Les armes fabriquées ne servent
qu’à la seule force de maintien de la paix.
Elles servent à la protection et non pas à l’agression.
Elles deviennent le moins meurtrière possible,
plutôt paralysantes ou provisoirement incapacitantes.

Le commerce des armes est totalement interdit.
Le fabriquant et le commerçant d’une arme
a autant de responsabilités
que celui qui s’en sert.
Produire et vendre des armes,
pour une autre cause
que la défense du droit à vivre en paix,
est un crime contre l’humanité.

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22- LA DEMOGRAPHIE

Il est temps que ralentisse
la croissance démographique
car la Terre ne pourra bientôt  plus
répondre aux besoins de chacun
sans conséquences écologiques irréversibles.
Or j'ai la responsabilité
de prendre soin de moi
et de ma famille.

Une véritable politique
d'autolimitation de la population
aide à résoudre les conflits
liés au manque
d'espace vital et de ressources.

Comme petit d’homme, j’ai le droit
de recevoir l’amour, l’attention
et les conditions matérielles
qui me permettent de devenir
un être respectable
capable de vivre en harmonie
avec tout et tous sur cette Terre.

Seules des conditions de vie décentes,
l’éducation et l’instruction,
m’autorisent à acquérir la sagesse
de cohabiter en intelligence avec mes voisins
sans nuire aux autres règnes de la planète.

Une baisse générale de la natalité
améliore les conditions de vie des familles,
et donc des enfants.
Ils peuvent accéder ainsi
à une plus grande humanité.

C’est donc une réelle nécessité que moi,
femme,
j’apprenne à contrôler ma fécondité,
et que je puisse appliquer
des méthodes contraceptives naturelles.

Je reçois toutes informations à ce sujet
et accède gratuitement
à la contraception de mon choix.

Les préservatifs et les contraceptifs
sont fabriqués et distribués gratuitement
par une société d’utilité publique.

 .

23 - L’ ÉLABORATION DES LOIS.

Prendre mes conditions de vie en main
est de ma propre responsabilité.
Je suis capable d’aider à l’élaboration des lois.
Le gouvernement de la société est l’expression
de la responsabilité de chaque individu.

Quelque soit mon âge, mon sexe,
et mon appartenance à un groupe,
j'ai le droit de me prononcer par le vote
sur toutes les lois,
puisqu'elles engagent mon présent et mon avenir.

Enfant, j'ai les mêmes droits
et donc le droit de vote.
Je le confie à ma mère ou à mon père
Jusqu'à ce que je sois capable d'en user moi-même.

Je puis fractionner mon ou mes droits de vote
lors de toute élection nominale, référendum ou vote de lois.
Une partie en positif pour ce que j'approuve,
une partie en négatif contre ce que je désapprouve.

Je peux ou non décider d’aider à l’élaboration d’une loi.
ou émettre des propositions complémentaires
ou contradictoires.

Je vote des lois respectueuses des intérêts de l’individu
et des groupes d’individus.

Comme préambule à toute démocratie,
et inscrite dans la Constitution des droits humains,
la loi doit respecter les individus.
Nulle loi ne peut aller
contre les intérêts fondamentaux des êtres vivants.

La loi répond aux questions suivantes :
En quoi est-elle nécessaire ?
Quels intérêts sert-elle ?
Quels groupes d’individus
est-elle susceptible de léser ?
Comment peut-on y remédier ?

Les lois sont proposées à mon examen
par un service médiatique spécialisé,
télévisuel ou abonnement de périodique,
et sont retrouvées sur l’ordinateur de vote.

Elles sont écrites dans un langage clair,
simple, sans équivoque
et leurs implications sont clairement définies.

Elles sont rédigées par des commissions
de professionnels et d'usagers
ou d’un groupement volontaire d’individus
qui désire faire une proposition de loi
pour l’amélioration des conditions de vie.

La loi finale est une synthèse
de la proposition primaire
et des propositions complémentaires
ou contradictoires,
toujours dans le respect de l’être humain.

Cette synthèse est effectuée par le groupe comprenant
la commission ayant proposé la loi
et une assemblée renouvelable
de citoyens volontaires,
issu de la population concernée,
inscrits sur une liste de citoyens et tirés au sort.

Les décisions influençant
la vie des citoyens d’une unité locale
sont ratifiées par la population concernée.
Les décisions influençant directement
un groupement d’individus précis,
travailleurs d’un secteur particulier par exemple,
sont ratifiées par ce même groupement.

Un réseau d’ordinateurs
est mis à la disposition du public.
Sur ces ordinateurs, chaque citoyen,
muni d’un code secret,
peut voter par référendum informatique
en démocratie directe à chaque loi proposée.

Le système informatique est parfaitement fiable,
totalement à l’abri des possibilités de manipulation
et non raccordé à d’autres réseaux d’ordinateurs.
Un réseau de surveillance de la démocratie,
issu des populations civiles, veille à son inviolabilité.

 .

24 - LES IMPÔTS

Vivant dans la société, utilisant ses services
il est normal que je participe à son bon fonctionnement
car, adulte sain et responsable,
je n'ai pas à être assisté.
J’ai donc le devoir de participer à son financement.

Je travaille donc pour moi-même et ma famille,
et ensuite pour la communauté des hommes
dont je fais partie, et dont j’utilise les services,
quel que soit mon niveau économique.

Je peux, si je le désire
m'acquiter, en tout ou en partie,
de ma participation au fonctionnement de la société
par un travail en nature utile à la collectivité
.

La société possède aussi des entreprises diverses
qui permettent d'aider au financement
des sociétés d’utilité publique,
avec la part des bénéfices
non reversée aux salariés de cette entreprise.

Citoyen conscient et responsable,
je sais à quoi servent mes impôts,
et j’émets une préférence quant à leur utilisation.

 

25 - LES SOCIÉTÉS D’UTILITÉ PUBLIQUE

La société est au service de tous ses citoyens.
Elle met à leur disposition tous les services
qu’elle peut rendre pour le confort
et le bien-être de tous
dans le respect de la responsabilité individuelle.
Et elle privilégie toujours l’autonomie des personnes.

Les sociétés d’utilité publique
sont donc des entreprises
à but totalement non lucratif
ayant pour fonction de répondre
aux besoins de service public des personnes
et répondent, par conséquent, à une éthique.

Humanité est le maître mot :
elles sont efficaces.
réel accueil, rapidité de traitements des dossiers,
facilité d’accès, intérêt des personnes, performance,
simplicité des démarches, sécurité,
respect des horaires...

Ces services publics ne se préoccupent pas
d’une rentabilité financière,
ils sont cependant extrêmement vigilants
quant à l’emploi de l’argent public.
Le gaspillage est évité,
notamment par une bonne adaptabilité
et la recherche de la simplicité.

Comme tout citoyen,
j’accède aux comptes de ces sociétés
qui sont transparents et publics.

 

26 - LA GRANDE ADMINISTRATION

L’organisation de chaque grand secteur de la société
( ex : les transports, la santé, l’éducation...)
est prise en charge par des commissions
de professionnels et d'usagers.
qui en établissent les budgets.

Chaque unité locale élit périodiquement
pour chaque secteur une structure mixte composée
pareillement de professionnels et d’usagers.
Ils ont en charge le fonctionnement local des services.

Ces structures rassemblées élisent une commission
pour les projets intéressant plusieurs unités locales,
et ainsi jusqu’à couvrir tout le territoire.

Ces commissions se situent donc
aux différents échelons de la société.
Les décisions prises par les commissions
respectent les besoins des membres de la société
et sont ratifiées par référendum.

Chaque commission
compte un nombre équilibré
d’hommes et de femmes.

Usager ou professionnel, j’ai le droit
de participer à une structure ou à une commission .

Pour cela une organisation médiatique publique
me permet de me présenter
à la connaissance de mes concitoyens.

L’égalité médiatique
est strictement respectée entre les candidats,
et limitée, afin d’utiliser
l’argent de la communauté
à des fins plus utiles.

Pour le temps passé à assumer
l’administration d’une structure ou d'une commission
je reçois un salaire décent.
Il est juste rétribution de mon travail
mais ne me rapporte pas
d’avantages financiers disproportionnés.

De même, aucun avantage particulier
de type matériel ou honorifique
n’accompagne ce travail
car adulte sain, je n’ai pas besoin
de gratification pour accomplir une tâche
qu’il est normal pour moi d’effectuer,
compte tenu de mes capacités.

Pour ne pas devenir un professionnel de ces fonctions,
avec les risques d’abus de pouvoir
que cela peut engendrer,
je ne peux effectuer deux mandats successifs
à plein temps dans ces commissions
sauf cas particulier.

Afin de garder le contact
avec la réalité du monde du travail
la loi me permet de retrouver
automatiquement ma place
au sein de l’entreprise
où je travaillais préalablement.

 

27 - UN REVENU CITOYEN

Je suis, en tant que Citoyen d'un territoire,
copropriétaire de ses ressources,
héritier naturel des progrès et des savoirs
issues des générations passées.

Aussi,
je reçois dès ma naissance,
quelque soit mon origine sociale ou ethnique,
sans condition d'attribution,
un Revenu Citoyen, égal pour tous.

Il me permet de subvenir
à mes besoins fondamentaux,
de tenir mon rôle social et humain,
dans une véritable dignité citoyenne.

 

28 - L’ ENTREPRISE

L’entreprise est au service
des personnes qui y travaillent
et concourent à sa réussite.
Mais sa finalité est aussi
le service de la collectivité.

De même que chaque individu
est unique et indispensable à la société toute entière,
de même chaque actif de l’entreprise
est sa richesse, son potentiel :
il concourt à sa réussite et à ses bénéfices.

Patron de l’entreprise,
j’ai pour souci la bonne marche de celle-ci
et le bien-être des personnes qui travaillent avec moi.

Je garantis à mes employés
un salaire basé sur le principe de la juste rétribution.

Je respecte un cahier des charges
garantissant des conditions de travail
les meilleures possibles.

Je prends des décisions
utiles à l’intérêt du personnel que je respecte.

Je travaille en concertation
et en permettant à chaque employé,
pour son bien propre et pour le bien de l’entreprise
de développer toute sa créativité.

Une commission de surveillance
veille à ce que l'entreprise
soit déontologiquement saine et en harmonie
avec le système social planétaire
fondé sur le principe de la juste Rétribution.

Le non-respect du Code des droits humains
entraîne le changement de direction de l’entreprise.

La commission de surveillance aide aussi
à l’innocuité de l’entreprise pour l’environnement :
l’entreprise tend, par une gestion appropriée
vers une utilisation minimale
des ressources de la Terre
( énergies fossiles, minéraux, végétaux..),
vers une réduction maximale
de ses déchets non dégradables
et vers une protection totale des biotopes,
en leur permettant de se renouveler :
c’est le principe d’innocuité environnementale.

Je suis un travailleur consciencieux
et rendu responsable
par ma participation réelle
aux décisions de la vie de l’entreprise
et mon intéressement aux bénéfices.

Une part des bénéfices est automatiquement
destiné
à l'amélioration des conditions de travail.

Selon le principe de la juste rétribution,
les écarts de salaire
ne peuvent être indécents et respectent
le droit au salaire de base et au salaire de peine.

Adulte conscient de mes justes droits,
je vote des lois protectrices :
j’élabore un code du travail humain et équitable.

Si je ne nuis à personne,
nul ne peut me soumettre à sa volonté
par une hiérarchie fondée sur le pouvoir
car, adulte,
je suis capable de faire les choix
concernant ma propre vie.

L’autorité hiérarchique est désignée
par un accord négocié entre les personnes
ou bien elle est fondée sur la connaissance,
l’expérience et la réelle compétence.

Je n’ai pas à être débauché sans raison grave
d’une entreprise qui fait des bénéfices.

Les « raisons graves » sont examinées
par des commissions paritaires
où j’ai le droit d’être défendu gratuitement
par un avocat.

Si je suis soumis à une forme d’esclavage
je peux facilement accéder au tribunal international.

.

29 - LES MÉDIAS.

Je suis pleinement conscient
de l’influence et de
l’impact
que peuvent avoir mes émissions, mes écrits.
Je connais le pouvoir des médias.
Je les utilise
dans le respect de l'éthique des Droits Humains.

J’aide à la mise en relation des gens
pour augmenter la coopération entre les individus.

Je participe à l’éducation fraternelle,
sanitaire et écologique.
Je diffuse des informations
pour aider chaque être humain
à mieux vivre sur Terre,
en harmonie avec ses semblables.

Les médias sont des moyens efficaces
pour aider à l’établissement d’un ordre social juste.

L'information souligne les actes positifs
et encourage ainsi les initiatives prises
pour améliorer les conditions de vie.

La publicité se cantonne
dans un rôle strictement informatif
et évite de créer
des besoins dont nul n'a besoin.

.

30 - LA JUSTICE

Quel que soit l’endroit où je me trouve sur la planète
et quel que soit mon appartenance à un groupe
j’ai accès à une justice gratuite, indépendante,
équitable et rapide.

Les lois sont simplifiées pour faciliter la compréhension
et sont toujours respectueuses
de l’intérêt fondamental des personnes.

Je suis, sauf exception,
responsable de mes actes
et je possède la capacité de résoudre les problèmes
qui m’ont amené à un comportement
contraire à mes intérêts fondamentaux
et à ceux de la cité.

La loi est la même pour tous.
Il ne peut exister de zones franches
et de paradis fiscaux.

La Justice est d'utilité publique
et ses intervenants sont rémunérés
par la société.
Les besoins en Justice d'une unité locale sont évalués
afin qu'elle soit rapide et efficace.

Tous les moyens sont mis
à la disposition de la Justice
pour que ses décisions soient appliquées
et que les victimes reçoivent immédiatement
la compensation du préjudice subi.

 .

31 - L’AGRICULTURE

Agriculteur, pêcheur,
je suis un des éléments les plus utiles de la société
car je lui permets de répondre
à ses besoins les plus fondamentaux :
se nourrir et survivre.
J’exerce donc une profession
dont l’importance doit être honorée.

L’unité locale recense les besoins
en alimentation de base
et je produis, en partenariat, d’abord pour elle.

J’ai conscience que la santé des consommateurs
dépend de la qualité des aliments que je produis.

Seuls des corps correctement alimentés
peuvent abriter des esprits sains
et donc accueillir une civilisation saine.

Je cultive mon sol naturellement
tant pour produire des végétaux vigoureux
et nourrissants,
que pour protéger et enrichir la couche arable,
nécessaire à la survie de tous.
J’utilise des engrais naturels.

J’élève mes bêtes dans des conditions
les plus proches de leur milieu naturel
afin d’en faire des animaux heureux et en bonne santé,
par respect pour leur dignité
et pour la qualité de ce que doit manger l’homme.
En particulier j’interdis l’élevage en batterie,
le recours aux médicaments dangereux
et aux alimentations industrielles.

Pêcheur, je respecte les directives
qui préservent les populations d’animaux marins,
et évitent l’appauvrissement des réserves de pêche.
Je pêche sans filets dérivants et sans explosifs.
J’évite la capture des espèces en voie de disparition
et de tous les mammifères marins.

 .

32 - UNE VASTE SOCIÉTÉ D’UTILITÉ PUBLIQUE DE DISTRIBUTION

Agriculteur, pêcheur,
petit ou gros fabricant ou encore inventeur,
je reçois une juste rétribution pour ma production.
Je vends ma marchandise à son juste prix
 sans surcoût ou difficultés excessives.

Pour cela,
une vaste société d’utilité publique de distribution
sert d’intermédiaire
entre les producteurs et les commerçants.

Cette société a en charge le stockage, la répartition,
la distribution des marchandises
vers les surfaces de vente.
Elle permet à la production locale
d’être prioritairement distribuée sur place.

Un pourcentage minime du prix de vente
règle les frais de distribution de chaque produit.

 .

33 - L’INDUSTRIE ALIMENTAIRE

Comme les agriculteurs, je produis des aliments sains.
Je supprime tous les colorants inutiles
et les additifs chimiques
par respect pour la santé du public.
J’évite la multiplication des ingrédients,
pour minimiser les allergies alimentaires.

Je fais particulièrement attention
aux aliments proposés aux jeunes,
en magasin, ou dans les cantines
et restaurants scolaires.
J’évite tous les produits dénaturés de type raffiné.

La recherche alimentaire
trouve des produits de substitution agréables
aux aliments carnés,
pour permettre à tous ceux qui le désirent
de ne plus être responsable de la mort d’animaux.

. 

34 - LA MÉDECINE

J’ai une part importante de responsabilité
dans mon niveau de santé.
Je sais que mon mode de vie,
mes relations à moi-même, aux autres et au monde
ont une grande influence
sur le fonctionnement de mon corps.

Quel que soit mon niveau de vie,
j’ai accès aux soins sans surcoût financier :
la médecine plurielle est donc exercée
sous couvert d'une Société d’Utilité Publique.

Je peux choisir mon praticien
et consulter mon dossier médical.

Comme chercheur,
je veille à ce que la médecine soit performante.
J’approfondis en particulier la recherche
dans le domaine de la prévention
et de l’autonomie sanitaire.

Tous les efforts sont faits
pour permettre à tous
de se maintenir dans un niveau élevé de santé :
de la qualité de l’état sanitaire de la population,
dépend sa capacité
à développer tout son potentiel humain.

Comme médecin,
j’aide les personnes en mauvaise santé
à prendre conscience
de ce qui les a conduit à la maladie.
Je les aide à trouver en elles
les ressources de leur médecin intérieur :
j’encourage leur propre prise en charge,
et leur donne toutes informations désirées.

Je participe à l’éducation à la santé des enfants
et à la diffusion de programmes éducatifs
de santé et d’hygiène
pour le reste de la population.

Cela concerne en premier
comment se nourrir correctement,
entretenir son corps,
se réconcilier avec son histoire
et avoir des relations saines avec son entourage.

Je fais preuve d’ouverture d’esprit
envers toutes formes de médecine..
A coté de la médecine allopathique,
J’explore toutes les médecine,
nouvelles ou ancestrales,
avec une réelle impartialité
afin d’améliorer la science curative
et de permettre à chacun
de se soigner suivant son libre choix.

J’ai pour mission
de rester constamment à la recherche
d’une médecine plus efficace et moins agressive.

Les traitements contre la douleur sont développés
et accessibles à tous.

L’accompagnement des mourants est primordial
pour permettre aux proches
et à la personne qui part
de se quitter en paix.

La recherche se penche sur les mystères de la mort,
et les phénomènes qui s’y rattachent,
avec des moyens financiers importants,
pour mieux les comprendre et aider chacun
à franchir le grand passage avec sérénité.

.

35 - LA RELIGION

La croyance en un ou des dieux
est une affaire strictement privée.

Nul ne peut m’obliger à une croyance
ou à adhérer à une quelconque religion,
ni m’obliger à un signe distinctif et vestimentaire,
aussi la loi me met à l’abri
de toute obligation liturgique
et de toute ingérence de la vie religieuse
dans la vie civile.

De même, si je ne nuis à personne,
nul ne peut m’empêcher
de pratiquer un culte :
la loi me garantit aussi ce libre choix.

. 

36 - L’INVENTION

Inventeur, chercheur, artiste,
j'ai le droit de toucher une juste rémunération
pour le travail que j'ai effectué.

La loi m'en reconnaît la paternité
grâce à un enregistrement simple, rapide et gratuit.

Des tribunaux gratuits spécialisés en contrefaçon
sont compétents pour juger de la réelle paternité
des inventions, recherches ou objets artistiques
et me garantir ma juste rémunération.

J’ai facilement accès
à des bourses ou à des prêts à taux gratuits
pour parfaire l’élaboration de mes inventions.

Leur mise sur le marché est facilitée
par la société d’utilité publique de distribution.

 .

37 - LA SCIENCE

La science sert à connaître et protéger la vie.

La science donne naissance
à une technologie intégrée qui respecte
l’interdépendance de toutes les formes de vie.

J’ai la responsabilité des conséquences
de mes découvertes
et des effets que peuvent avoir
les objets technologiques qui en découlent :
ils sont des instruments entre mes mains.
Je choisis
d’en avoir une utilisation utile pour l’humanité

Chaque progrès de la science
est largement diffusé
pour que chacun puisse en bénéficier :
chaque connaissance appartient à l’humanité.

Tous ce qui a rapport avec le Vivant
appartient à toute l'humanité.

Pour améliorer la condition de l’homme,
je donne une priorité :
- à la recherche médicale plurielle
- à l’étude du fonctionnement physiologique
et psychologique de l’être humain
- à l’étude des différents états de conscience.
- à l’étude des techniques curatives,
physiologiques et psychologiques qui permettront
de répondre aux mal-être des individus.

Une banque de données mondiale
rend accessible à chacun toutes les connaissances
médicales, scientifiques, philosophiques,
toutes les richesses culturelles, artistiques, etc...

Un centre de recherche
explore la psyché animale et la sensibilité végétale
pour donner aux humains la connaissance
qui permet de mieux respecter
les besoins des autres habitants de la planète.

 .

38 - L’ART

Il ne peut y avoir d’épanouissement
et de liberté de penser sans création.
Cela implique à la fois l’indépendance de création
et la possibilité matérielle de le faire.

Le financement de la collectivité est important
et aide à la vitalité artistique de la communauté.

Je trouve dans chaque unité locale,
à la disposition du public,
des salles avec une scène,
pour répéter et présenter un spectacle.

Je peux aussi exposer mes œuvres,
peintures, sculptures, etc.
dans des salles d’exposition publiques.

Dans chaque unité locale
je peux étudier les arts et développer ma créativité
grâce à des établissements d’enseignement artistique
au service du public.

. 

39 - LA CONDITION ENFANTINE

Il ne peut y avoir de civilisation humaine
mature, adulte, durable,
si les enfants de cette civilisation
ne peuvent atteindre leur plein épanouissement.

L’amélioration des conditions de l’enfance
est LA priorité absolue.

Enfant, je suis considéré
comme la véritable richesse de la nation.
J’ai le droit au plus profond respect :
je suis un être humain à part entière,
et je porte l’espoir et le futur
des prochaines générations.
De ma formation dépend l’avenir de l’humanité.

J’ai le droit aux soins, au bien-être, à la protection
et au niveau le plus élevé
d’attention et d’éducation.

J’ai le droit,
par une initiation appropriée,
de faire l’expérience de la plénitude de ma vie
et de devenir un être humain
dans sa plus noble dimension.

 .

40 - LA NAISSANCE

Une attention spéciale
est accordée aux femmes attendant un enfant.

Une étude particulière est faite
pour évaluer les conditions de la naissance
sur les comportements futurs .

Les conditions de naissance
sont améliorées et humanisées dans la perspective
d’un véritable accueil en douceur du nouveau-né.

Pendant ma toute petite enfance
je peux rester avec un adulte aimant et attentif
qui s'occupera de mon premier éveil,
car il est dispensé de travailler
pendant cette période
et reçoit une indemnité compensatrice décente.

Aucun enfant n’est laissé dans des institutions,
 maison d’accueil ou orphelinats,
ni séparé de sa fratrie. 
En cas d’urgence
il trouve immédiatement refuge
dans des familles parrainantes,
soigneusement choisies
pour leur capacité de tendresse.
Les liens créés sont poursuivis par la suite
si les enfants le désirent.

 .

41 - LES ÉDUCATEURS ET LES ENSEIGNANTS

Comme adulte
j’ai la plus grande responsabilité envers les enfants.

Comme père ou mère
je trouve dans chaque unité locale
une école des parents
pour m’aider à relever le défi
d’une éducation épanouissante pour mes enfants.
Je peux y apprendre
des techniques efficaces de communication
pour aider mes enfants à s’autonomiser,
pour exprimer mes besoins
et pour régler les conflits familiaux sans perdant,
au grand bénéfice de chacun.
Je peux y trouver tous les éléments dont j’ai besoin :
renseignements sociaux, psychologique, etc...

Enseignant ou éducateur,
je développe en premières qualités
la patience, la tolérance, la tendresse
et la capacité de percevoir
les besoins réels des publics qui me sont confiés.

Je suis recruté comme personnel
auprès du public enfantin,
d’abord pour des qualités humaines de cœur
car ma première tâche est d’aider les enfants
à devenir des êtres humains épanouis.

Pour aimer et respecter les autres
j’apprends d’abord à m’aimer
et me respecter moi-même
J’accepte mes propres insuffisances
sans culpabilisation néfaste.

Afin d’être prêt à comprendre les plus jeunes
je retrouve en moi l’enfant que j’ai été,
car être véritablement adulte,
ne consiste pas à ne plus être un enfant,
mais à être plus qu’un enfant,
car totalement en liaison avec mon enfant intérieur.

J’apprends à cicatriser mes blessures affectives
pour ne pas les transmettre aux enfants
dont j’ai la charge
et à développer de la compassion à leur égard.

L’éducation est globale
et permet à l’humanité d’élever ses capacités
sur tous les niveaux :
physique, affectif, intellectuel et spirituel.

.

42 - L’INSTRUCTION

Je trouve un système d’instruction
m’autorisant
à développer toutes mes potentialités.

Pour un apprentissage correct,
dans des conditions humaines,
les établissements accueillent
un nombre très limité de jeunes
et possèdent systématiquement des espaces verts.

Les règlements intérieurs des établissements scolaires
sont humanisés
et établis en négociation véritable avec les élèves.

Dans tout conflit avec un éducateur
j’ai droit à un défenseur :
ma parole vaut autant que celle d’un adulte.

J’apprends dans des unités pédagogiques
qui ont un maximum strict de 15 élèves.

Plutôt que des classes et des niveaux,
j’apprends par cursus
avec des unités de valeurs réellement intégrées.

La notation conduit à la dévaluation de soi
et à une perception d’échec,
elle entraîne des comportements pervers :
les notes sont remplacées
par des notions de compétence ou d’acquisition.
Je n’ai pas à être comparé à un autre élève,
car je suis un être humain unique,
donc porteur de capacités différentes.

J’ai le droit d’apprendre à mon rythme propre
et dans le respect de mes intelligences cérébrales.
Je choisis en option, en fonction de mon désir,
les matières que je veux approfondir.

A partir de sept ans,
tant que je n’ai pas appris à lire,
je reste dans une unité d’apprentissage privilégiée
n’offrant que cette matière
et des matières créatives.

Enfant, je participe avec des enseignants,
des élèves plus âgés
et des personnes spécialisées
à l’élaboration de mes programmes de formation.

Ces programmes sont proposés par des personnes
ayant une réelle compréhension
du monde de l’enfance.

Enfant,
je suis impliqué dans un système scolaire
qui favorise mes compétences humaines,
intellectuelles, sportives et artistiques.

Je développe particulièrement mon imagination,
ma créativité et mon intuition.

Dans chaque unité locale,
je trouve un musée de l’art scolaire
regroupant les œuvres des enfants.

Mes facultés sont spécialement entraînées
par les techniques de compréhension,
de mémorisation, de réflexion...
Je reçois une véritable éducation cérébrale.
J’aide à l’évaluation
des meilleures techniques d’apprentissage.

Je développe ma confiance en moi
et le bon sentiment que j’ai de ma personne.
J’apprends à connaître ma valeur, mon potentiel
et à utiliser mon cerveau de manière optimale.
Pour avoir accès à toutes mes capacités d’être humain,
j’apprends, par un enseignement spécifique,
à explorer les domaines de l’esprit,
notamment les rêves
et les états modifiés de conscience.
J’apprends à me relaxer
et à trouver une paix intérieure.

J’apprends à juger des choses avec objectivité
et à faire des choix conscients, efficaces,
respectueux de moi-même et d’autrui.

J’apprends à me connaître
et à comprendre les conséquences
de mes pensées, de mes actes
et de mes comportements.

J’apprends à ressentir et à exprimer mes besoins :
j’utilise les bases d’une communication saine
en employant des formulations positives
et des revendications
basées sur mes propres sentiments.

J’apprends à résoudre les litiges par le dialogue,
l’écoute active, la négociation, et l’arbitrage.

Pour résoudre les conflits
j’utilise les techniques de négociation sans perdants
qui permettent à chacune des parties
de trouver satisfaction.

Je pourrai ainsi transporter dans ma vie future
une communication efficace,
basée sur les besoins de chacun,
pour avoir des rapports harmonieux
avec mon entourage.

Nul n’a droit de porter atteinte à mon corps.
Je reçois une instruction spéciale de manière
à ne pas être victime ou donneur de violence,
maintenant dans mon enfance
et, plus tard, pour me préparer
à ma future vie conjugale, parentale ou sociale.

Je comprends le sens de l’intégrité
et des valeurs d’entraide.
J’apprends les techniques de coopération.

J’apprends à être un citoyen du monde,
en harmonie avec ma communauté locale.

Dès mon plus jeune âge,
je reçois une initiation puis une éducation
au respect de l’environnement

J'apprends le sens de la responsabilité
et du respect les autres,
quelle que soit leur apparence
et leur appartenance ethnique,
sociale, sexuelle et religieuse.
J’approfondis la conscience de la richesse
et de la diversité des cultures.

Afin de communiquer plus facilement
avec les autres peuples,
je suis familiarisé depuis la petite enfance
avec une langue universelle.

A tout âge
j’ai accès à des centres d’apprentissage gratuits,
pris en charge par une Société d’Utilité Publique.

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43 - LE DÉFI

Le vrai défi du troisième millénaire
pour la société des hommes est de réussir
à sortir de la problématique droite-gauche,
sans trop de heurts
et à créer un monde socialement juste,
avec une humanité
aux principes féminin et masculin équilibrés,
capable de prendre véritablement soin
de ses enfants,
de son environnement
et des autres êtres vivants.

.

Je suis adulte, conscient,
confiant,
responsable de mes actes,
citoyen de la planète Terre,
CITERRIEN.

.
AUCUN DES ELEMENTS DE CE TEXTE
NE DOIT ETRE UTILISE
A DES FINS
ALLANT A L’ENCONTRE
DU RESPECT DES BESOINS FONDAMENTAUX
DES ETRES HUMAINS,
DU BIEN-ETRE DE L’HUMANITE
ET DES AUTRES ETRES VIVANTS.