Page extraite du site de Marcel Fray: Le Grand Guignol

Quelques définitions et évidences qu'il est bon de rappeler.

I - DEMOCRATIE PERVERSE

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Les paragraphes : 1.Dictionnaire politique - Définitions (suite) 2.Les techniques de la prestidigitation politique 3.La dissolution de la monnaie 4.Une fabrique de chômeurs 5.Importation de la misère 6.La place de l'écologie

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1 - DICTIONNAIRE POLITIQUE

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Les termes utilisés dans le langage politique, et par extension dans le langage économique, ont une consonance différente selon les individus et leur position sociale : Progrès, Economie, Richesse, Démocratie, Société, Liberté, etc. sont autant de mots dont la signification varie selon celui qui les prononce et celui qui les entend. Ainsi, une phrase contenant un de ces mots peut dire à la fois tout et son contraire.

 Afin de contourner l'ambiguïté, il suffit de modifier la définition et éventuellement de la compléter afin d'en préciser le sens. Ainsi les choses seront plus claires. Par exemple, si l'on donne au terme "ECONOMIE" la définition suivante :

 "(1) ECONOMIE : Ensemble de dispositions permettant la production, la gestion et la répartition de la richesse dont la société a besoin, selon des critères de justice et d'équité, à l'intérieur des limites permettant la préservation de l'environnement, afin de laisser à nos enfants la planète en l'état ou nos ancêtres nous l'ont confiée", les critères de cette économie seront différents de ceux rattachés à cette autre définition :

 "(2) ECONOMIE : Ensemble de dispositions permettant la production, la gestion et la distribution de la richesse selon les lois du Marché, c'est à dire en fonction des possibilités de vente, et non des besoins réels, afin de satisfaire les règles du profit, sans préoccupation du respect de l'environnement et de ses conséquences immédiates et futures."

 En somme, lorsqu'un terme aussi important est caractérisé par une définition précise et conforme à l'esprit de chacun, il devient un "OBJECTIF" de référence, c'est à dire devant être respecté par les hommes politiques qui ont accepté cette définition et qui se sont engagés devant la nation à tendre vers cet objectif.

 Il ne nous reste plus qu'à leur poser cette question : "comment allez-vous procéder pour atteindre cet objectif", étant entendu que leurs réponses seront déterminantes pour orienter le vote des électeurs. Il leur suffira ensuite de procéder à une "analyse descendante" dont les conclusions intéresseront enfin l'ensemble des citoyens.

 Voici un aperçu des définitions les plus significatives étant entendu que la liste n'est pas exhaustive:

MORALE : Science conférant un comportement dicté par le souci du BIEN, conséquent d'une réflexion contrôlée par la CONSCIENCE.

HONNETETE : Respect des lois élaborées par les hommes politiques au pouvoir.

 L'honnêteté légale n'est pas forcément une conséquence de la morale. On peut être honnête et en même temps une fieffée crapule, il suffit de respecter la Loi.

DEMAGOGIE : Discours irréaliste énonçant des idées justifiant un comportement permettant à certaines personnes de prendre ou de conserver le pouvoir.

 SOLIDARITE : Ce sont des gens pauvres qui donnent à des gens encore plus pauvres.

RICHESSE (la richesse matérielle exclusivement) : Bien naturel ou économique, apportant à l'homme l'indispensable à sa vie, habitat, nourriture, santé, sécurité, bien-être, confort, etc., étant entendu que cette vision égoïste est essentiellement celle des hommes, et non celle des autres êtres vivant sur terre.

La richesse matérielle a deux composantes, la richesse NATURELLE, inaliénable, (la terre, le soleil, l'air, etc.) qui n'est pas la conséquence de l'intervention des hommes, et la richesse ECONOMIQUE, dont la valeur est quantifiée par les règles de l'économie (coût de revient, valeur ajoutée, etc.).

Alors que la richesse économique est le fruit du travail et du génie de l'homme, la richesse naturelle est gratuite. Elle n'appartient à personne. Ainsi, en particulier, la Terre n'appartient pas aux hommes, elle n'appartient qu'au système solaire. Ce sont les hommes qui appartiennent à la Terre, au même titre que les autres animaux et les plantes. La preuve en est que lorsqu'ils meurent, on les enterre, et la Terre les digère. La propriété terrienne est donc une absurdité. Ainsi, il ne devrait pas être possible de s'approprier une surface de terre avec la même unité de mesure financière que celle qui est utilisée pour se procurer les produits de consommation, les critères de référence étant différents.

L'ARGENT n'est pas la richesse, mais un outil, imaginé par la société économique, permettant de manipuler la richesse.

 TRAVAIL : Activité permettant de produire de la richesse, ou de générer des services.

 Le travail n'est pas, comme on le considère trop souvent, une gesticulation permettant de gagner de l'argent. Si cela est l'objectif du travailleur, ce n'est certes pas celui de la société économique. De plus, le travail humain ne peut plus être le critère essentiel de distribution de la richesse produite, et le slogan disant "il faut travailler pour vivre" a perdu de nos jours toute signification, du fait de la mise en concurrence de l'homme et de la machine. En fait pour vivre, il faut consommer, pour consommer il faut produire, et pour produire, il faut utiliser l'appareil de production qui concerne de moins en moins les hommes et de plus en plus les machines.

 CHOMAGE : Le chômage est le non-travail. Si le travail est une activité concrète, par opposition le chômage est abstrait. De ce fait il n'a pas d'existence. Ainsi, la lutte contre le chômage est une supercherie, les arguments avancés et le moyens mis en oeuvre n'étant pas forcément les mêmes que si l'on se battait pour l'emploi.

 (*-) : Suite des définitions à la fin du document.

2 - LES TECHNIQUES DE LA PRESTIDIGITATION POLITIQUE

Comment est-il possible, pour un homme politique au pouvoir, d'honorer à la fois le contrat qui le lie à ses débiteurs, et tenir d'autre part ses engagements électoraux? Cela relève de la plus subtile manipulation. L'analyse des actions menées par nos élus nous permet d'y voir un peu plus clair, et d'en tirer les enseignements. Nous avons relevé quatre techniques efficaces : la technique du fusil à canon coudé, la technique de la rétention d'information, celle du clairon savant, et enfin celle de la distraction. Voici comment cela fonctionne :

 Le fusil à canon coudé est un fusil ayant un canon en angle droit. On vise en face, et on tire par côté. La gauche au pouvoir en 1981 était devenue maîtresse dans cette discipline, étant donné que son action a été, dans la plupart des cas, en opposition flagrante avec son discours, comme chacun a pu le constater. Mais la droite au pouvoir n'avait rien à lui envier, d'après les résultats qu'elle avait enregistrés et dont nous pouvons relever certains exploits significatifs.

L'exemple le plus tenace a été celui d'un ancien président du Conseil, inventeur de la "vignette automobile pour les vieux", toujours en vigueur. On vise les vieux, et on tire dans le portefeuille. Il faut noter que les vieux n'en ont pas vu longtemps la couleur.

 La seconde technique consiste à annoncer une seule partie des intentions du législateur, et à occulter la deuxième partie. Ainsi, lorsqu'un homme politique annonce ses intentions, "nous allons faire ceci!" "Bravo, clament d'une seule voix les citoyens concernés", il omet toujours de dire comment il va procéder pour atteindre son objectif.

 L'exemple qui a été l'un des plus néfaste date des années 1960, à l'époque du Général De Gaulle, qui a d'ailleurs été trompé par ses collaborateurs.

 Le Général avait annoncé : "Notre économie est malade. Il nous faut éliminer les petites entreprises qui ne sont pas rentables, au bénéfice des grosses plus rentables." Il avait simplement omis de dire comment il allait procéder pour atteindre son objectif. En fait, la commission qui a élaboré le projet, a mis à la disposition des banques une arme redoutable, imparable, à partir de l'utilisation d'une sorte d'obligations cautionnées", permettant d'éliminer n'importe quelle entreprise à n'importe quel moment. Ainsi, les banquiers, qui ont l'illusion de détenir la richesse nationale dans leurs coffres, ont, avec la complicité des grosses entreprises à l'affût, entre 1960 et 1980, liquidé pratiquement toutes les petites entreprises rentables du pays, les plus juteuses, à raison d'une par jour en moyenne. Les "canards boiteux" n'intéressant personne ont été épargnés.

 Il faut noter que leur récupération par les grosses entreprises ne leur a pas coûté un sou, grâce au "crédit d'impôt" de 5 ans dont elles ont bénéficié. C'est ainsi que la droite au pouvoir à cette époque a mis l'économie française à genoux, entraînant sa brouettée de chômeurs... Ce qui a contribué largement à lui faire perdre les élections de 1981.

 Mais de cela personne n'en a soufflé mot. Les médias n'ont pas voulu ennuyer les Français avec ces peccadilles.

 La troisième technique consiste à claironner des affirmations prenant appui sur des conclusions issues de rapports ou de discours de personnalités éminentes, en ayant soin de les soulager de tous les éléments qui seraient contraires à l'objectif que l'on s'est fixé. A la limite, on peut ainsi, par la méthode de "couper, coller," (utilisé en informatique), faire dire à leurs éminences le contraire de ce qu'elles avaient pensé dire.

 Un des exemples concerne l'acceptation par la France des phares blancs des véhicules automobiles. Le clairon savant était en l'occurrence un ophtalmologiste venu spécialement à la radio pour expliquer doctement que, blanc ou jaune, c'était la même chose. Tous les automobilistes français en ont fait l'expérience : La nuit, un phare blanc éblouit plus qu'un jaune. Par contre, en Allemagne, lors d'une conduite de nuit, un seul phare jaune parmi tous les blancs passe inaperçu. Qui donc serait dérangé par l'acceptation du jaune par la Communauté européenne?

 Enfin la quatrième technique, complémentaire des trois précédentes, prend au fil du temps de plus en plus d'importance. Elle est basée sur la méthode de l'accouchement psychoprophylactique (accouchement sans douleur), qui consiste à intéresser la patiente afin de détourner son attention, ce qui a pour effet de lui faire maîtriser ses souffrances. Il suffit donc de distraire le citoyen par tous les moyens imaginables, et de l'imagination, nous en avons à en revendre. Et cela fonctionne très bien! Ouvrons la télé, la radio, les journaux : Jeux, publicité, sport, publicité, sport, jeux, loteries, etc. à longueur d'heures et de jours. C'est fou ce que l'on peut jouer en France! "Allons, les enfants, allez jouer dehors. Laissez les grandes personnes s'occuper des choses sérieuses !" Ou si l'on veut : "Circulez, il n'y a rien à voir."

 N'y aurait-il pas une relation étroite entre l'impact de la publicité sur les populations et l'impact des campagnes électorales sur les électeurs?

 De plus, comment se fait-il que l'électorat ne soit plus invité à manifester sa désapprobation pour l'action globale des hommes politiques? Auparavant, un électeur avait cette possibilité d'expression en déposant un bulletin blanc dans l'urne. Mais cette pratique dérange la classe politique tout entière, et cette disposition a été purement et simplement abolie: Blanc égale nul. C'est très confortable, ensuite, de faire appel au sens civique des électeurs et de considérer comme mauvais français celui qui refuse de cautionner les yeux fermés l'ensemble de la politique menée! Non seulement cette disposition doit être rétablie, mais il faut que dans chaque bureau de vote il y ait systématiquement une pile de bulletins imprimés : "VOTE BLANC", ces bulletins étant pris en compte à part des nuls.

 Cette disposition aura deux conséquences immédiates en commençant par l'augmentation certaine du taux de participation. De plus les personnalités politiques seront immédiatement informées sur leur crédibilité, sans qu'il soit nécessaire d'effectuer un sondage.

3 - LA DILUTION DE LA MONNAIE

 De la production à la consommation. Exemple:

 Une entreprise fabrique des couteaux. Chaque couteau revient à 10F à l'entreprise, tout compris. Le fabricant de couteaux se rend le samedi au supermarché pour faire ses emplettes, et il achète un couteau pour son usage personnel. SON couteau, fabriqué dans SON entreprise. Il le paye 150F.

 Cet exemple n'a rien d'exceptionnel, tous les produits industriels ont un prix de vente à la consommation en moyenne 10 à 20 fois supérieur à leurs coûts de revient global, parfois plus.

 Ceci est parfaitement logique. En effet, comme les citoyens concernés directement par la production de richesse sont évalués entre 5 et 10% de la totalité de la population active, il faut que le fabricant de couteaux mette sur le marché entre 10 et 20 couteaux pour en avoir un pour lui, les autres étant répartis parmi les personnes qui ne produisent pas, mais qui néanmoins consomment, et ainsi la boucle est bouclée.

 Valeur du couteau :

 Question : Le couteau vaut-il 10F, ou 150F ?

 La question est mal posée. En effet, la référence n'est plus le Franc, mais le Couteau.

 En fait, un couteau égale un couteau, puisqu'on ne peut pas dire qu'un couteau égale 15 couteaux et réciproquement. Par contre, un franc n'est pas forcément égal à un franc.

 Nous dirons donc ceci : 10 F valent un couteau sortant de la production, et 150 F valent un couteau à la consommation.

 En conclusion, lorsque le fabricant vend un couteau, il met 10F dans sa poche, et lorsqu'il reprend son argent pour l'utiliser, ces 10F ne valent plus que 67 centimes, soit 15 fois moins. L'argent a donc été dans cet exemple dilué 15 fois. Nous dirons qu'il a dévalué de 15 fois.

 Ainsi, en généralisant, nous pouvons affirmer que, lorsque nous mettons de l'argent dans la poche, il a beaucoup plus de valeur que lorsque nous le sortons pour l'utiliser.

 Deuxième exemple : Un vigneron produit du bon vin. Afin de gagner plus d'argent, il dilue son vin dans 14 volumes d'eau. Combien peut-il vendre de litres de vin pour un seul litre produit?
Mais cette question étant totalement stupide, nous n'y répondrons pas.

VALEUR AJOUTEE ? Ou PRIX AJOUTE !

 Nous avons tendance à faire l'amalgame entre la valeur et le prix. C'est fou, de nos jours ce que l'on peut ajouter de valeur aux marchandises. La valeur ajoutée, dans la majorité des cas, est un leurre, du fait qu'elle ne correspond pas à une augmentation de la richesse du produit concerné.

 Un kilo de pommes de terre, pour une catégorie donnée, a la même valeur à Paris, Marseille, ou Pontaven. Il permet de générer deux litres de potage, ou 750 grammes de frites. Par contre, s'il faut le transporter, on ajoute du prix, puisqu'on le payera plus cher, mais pas de la valeur. La conséquence de cette opération est que le Franc, lui, a baissé de valeur, puisqu'il en faut plus pour se procurer le même produit. Mais cette opération a l'avantage de permettre la rémunération des services intermédiaires.

 Lorsqu'un ministre autorisé vient expliquer à la télé que l'Etat perd de l'argent du fait que les appartements ont baissé de 10% à Paris, on se pose la question de savoir si l'on n'est pas sur une autre planète, ou si l'on ne rêve pas. Est-ce pour autant que ces appartements aient perdu de la valeur? Ne serait-ce pas plutôt le Franc qui se serait réévalué, une fois n'étant pas coutume, puisqu'il en faut moins pour se procurer la même chose? L'Etat aura moins de rentrées financières certes, mais elles seront de meilleure qualité. En somme, il ne perdra rien, au contraire. Si l'on suivait ce raisonnement jusqu'au bout il faudrait croire que plus les appartements sont chers, plus la France est riche! Or ceci est une ânerie.

 En somme, si l'Etat favorise ce genre de spéculation, il se substitue aux faux-monnayeurs. Et tant qu'il prélèvera l'impôt sur des transactions spéculatives, les spéculateurs se verront transformés en honnêtes gens.

4 - UNE FABRIQUE DE CHOMEURS

 En conclusion : Nous avons des surplus qui ne trouvent pas preneur. Nous avons trop de beurre, trop de céréales, trop de viande, trop de tout,... D'autre part, une bonne partie de la population vit de plus en plus dans la misère, et certains n'arrivent plus à se procurer le minimum dont ils ont besoin pour se loger, s'habiller, se nourrir.

 Ceci nous permet d'affirmer qu'aujourd'hui, la France est un pays riche, peuplé de gens pauvres.

 Comment se fait-il qu'il ne soit pas possible de prélever cette richesse afin de la distribuer équitablement à l'ensemble de la population? Nous avons constaté que le volet "production de la richesse" fonctionnait bien, la richesse est là, bien présente. Le volet "distribution de la richesse" par contre, est totalement inadapté. Nous constatons par ailleurs que les dispositions prises par le pouvoir politique tendent vers une diminution de cette production, donc une diminution de la richesse nationale. Ce n'est certes pas pour améliorer la situation des gens dans le besoin. Pourquoi donc cette politique à l'envers, et qui s'entête à vouloir nous faire croire que moins on produit, plus on est à l'aise!

 La sous-consommation : Jusqu'à nos jours le principe de répartition de la richesse établi par la société économique est basé sur le travail, chacun apportant à la société sa contribution matérielle, moyennant quoi, en contrepartie, par son salaire, la société lui permet de se procurer ce dont il a besoin pour vivre, ainsi que sa famille.

Tant qu'il existait un certain équilibre entre les besoins de la société et le nombre d'emplois nécessaires pour générer ces besoins, le plein emploi était tant bien que mal assuré.

 Désormais ce raisonnement n'est plus valable. En effet, de nos jours, la richesse est de moins en moins produite par des individus, et de plus en plus par des machines. Et l'avenir ne peut qu'amplifier ce phénomène, dont la conséquence inévitable est l'accroissement incessant du nombre de chômeurs. Telle que notre société est organisée ceci est irréversible, et de plus tout à fait normal. Le nombre d'individus disponibles sur le marché du travail est désormais très supérieur aux besoins. Ainsi, toutes les actions entreprises à ce jour pour réduire le chômage sont autant d'emplâtres sur des jambes de bois.

 Il faut rompre avec cette conception de l'économie ou tout raisonnement s'effectue autour de l'argent, et pour l'argent. Mais il semble que ce changement de mentalité, tellement ancré dans les esprits, soit un virage très difficile à prendre. En effet, le chômeur, à quoi pense-t-il? A trouver du travail? Cela est faux, il veut de l'argent. Mais pour lui, c'est le travail qui est source de revenu, puis qu'on ne cesse de le lui répéter, et c'est donc ce qu'il réclame.

 Lorsque l'abbé PIERRE, constatant d'une part le nombre de sans abris, et d'autre part le nombre d'appartements libres, demande au gouvernement d'ouvrir ces appartements aux sans abris, il exclut l'argent de son raisonnement. Eh bien non, ce n'est pas possible. Monsieur le Maire de Paris insère en premier lieu l'argent dans son raisonnement, donc proposition irrecevable.

 Lorsque un responsable éminent du Parti Communiste disait "il faut prendre l'argent dans la poche des riches" il avait bonne mine, lui dont les électeurs produisent de la richesse à longueur d'année chez Renault.

 Lorsqu'un individu se retrouve au chômage, il est de fait exclu de la société. En effet, lors d'une étude de marché réalisée par une entreprise, on prend en compte les possibilités de vente du produit, et non les besoins réels de la population. Ceux qui ne peuvent payer ne sont pas pris en compte. Ils ne comptent plus. Ce sont des morts vivants. Pourquoi? Parce que les critères de l'étude de marché mettent en avant, l'argent.

 Il faut donc, et rapidement, imaginer une autre forme d'économie, ou la distribution de la richesse produite ne soit plus systématiquement tributaire du salaire du travail. Nous avons un choix à faire : ou l'économie de marché demeure ce qu'elle est, et il y aura de plus en plus de chômeurs, ce qui ralentira jusqu'au blocage total la répartition des richesses produites et fera tendre l'économie de la nation vers zéro, ou on imagine une nouvelle conception de la société ou la répartition de la richesse s'effectuera de manière équitable pour tous.

 En somme, il faut que l'argent soit au service de l'économie et non le contraire.

 Dans le premier cas il nous faudra craindre l'instabilité des masses, qui n'accepteront pas cette situation ou les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus nombreux. Il faudra craindre également une insécurité galopante, génératrice de débordements et peut être d'une amorce de révolution. Nous pourrons craindre aussi la récupération du pouvoir par des extrémistes, les candidats étant déjà à l'affût.

 Dans le second cas, si les hommes politiques au pouvoir sont suffisamment courageux et conscients, la société tout entière aura des chances de s'en sortir dans l'honneur, et pour le plus grand bien de la démocratie. Mais il faut faire vite, très vite.

 

5 - L ' IMPORTATION DE LA MISERE

LA CONCURRENCE

Dans une épreuve sportive, la règle générale consiste à mettre, au départ, tous les concurrents à égalité, matériel équivalent, critères morphologiques identiques, règles antidopage, etc. Et en fin d'épreuve, c'est le meilleur qui gagne. Toute dérogation à ces règles correspond à une tricherie, voire à une escroquerie.

 Dans le domaine du commerce, national ou international, la concurrence semble ignorer de telles règles. C'est ainsi que l'on importe, sans aucun scrupule, sans aucun état d'âme, des marchandises venant de régions où la main d'oeuvre est bon marché, parfois même extrêmement bon marché.

 Les partenaires de base sont parfois dans la misère, par exemple, au Venezuela. Les bananes produites au Venezuela grâce à des capitaux des Etats-Unis, viennent remplacer les bananes produites en Martinique et en Guadeloupe par les producteurs français. Comment pouvons-nous "rentabiliser" la production de nos bananes ? C'est simple, il suffit de mettre ces producteurs français dans la misère, tout comme leurs collègues vénézuéliens. Est-ce cela que nous voulons?

 Les produits agricoles américains reviennent meilleur marché que les produits français. Nous apprenons que 40% des Américains n'ont pas de couverture sociale, et que 25% vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Il n'est donc pas étonnant, qu'avec un coût de main-d'oeuvre aussi faible, les Américains soient aussi compétitifs. Comment pouvons-nous "rentabiliser" notre agriculture? C'est simple, il suffit de retirer à ces producteurs français leur couverture sociale, tout comme pour leurs collègues américains. Est-ce cela que nous voulons?

 Les produits industriels sont aussi confrontés aux même règles. Ainsi, monsieur PERIGOT, représentant du patronat français, à FR3, n'a eu aucun scrupule à annoncer que la rentabilisation des entreprises françaises passait par la réduction des charges sociales. Il n'a pas osé dire de les supprimer, du moins pour le moment.

 A propos, le progrès, c'est quoi, en définitive?

 Il faudrait choisir une bonne fois. Nous désirons faire l'Europe. L'Europe des citoyens, ou l'Europe des marchands et des truands? Est-ce que ces échanges peuvent se dire concurrentiels, avec autant de disparité au départ? Ou n'est-ce pas plutôt une vaste tricherie, une épouvantable escroquerie? Nous avons une nation des plus efficaces concernant la Sécurité Sociale des citoyens. Les autres nations envient notre système, malgré toutes ses imperfections. Pour satisfaire une certaine idée de la concurrence nous devrions abandonner toutes ces avancées sociales, alors que notre pays regorge de richesses, où l'abondance même pose problème? Nous serions obligés de mettre une grande partie de la population dans la misère?

 Lorsque les Américains auront réglé leurs problèmes internes en particulier concernant la couverture sociale de leurs ressortissants, nous pourrons ouvrir le marché et envisager leur concurrence. Lorsque les Vénézuéliens producteurs de bananes auront un niveau de vie analogue à nos planteurs de la Caraïbe européenne, nous accepterons également leur concurrence.

 Dans le cas contraire, et ceci est également valable pour tous les marchés, de quelque origine que ce soit, toute importation entrant dans ce schéma est également une importation de la misère. Ceci est suffisamment préoccupant pour nous permettre d'ouvrir le débat. Serait-il inopportun de dire que l'exemple à suivre est toujours celui du mieux loti? Ce sont les autres, moins favorisés, qui doivent prendre exemple sur nous, et non le contraire. N'oublions surtout pas que la France peut se suffire à elle-même, sans faire appel à qui que ce soit. Il suffit de mieux répartir ses richesses. Dans de telles conditions il nous est toujours possible de nous enfermer chez nous, et attendre que les autres viennent frapper à notre porte, animés de meilleures intentions. Même s'il nous faut remettre en cause l'Europe qui, d'après les experts, aurait dû nous rendre plus forts face aux défis américain et japonais, ce qui n'est pas, pour le moment, le cas.

6 - LA PLACE DE L'ECOLOGIE

 La population mondiale va allègrement vers les 10 Milliards d'êtres humains. Depuis que le commandant Cousteau a, sur la pointe des pieds, dénoncé cette surpopulation et les risques considérables qui en découleront, en rappelant que la planète avait des dimensions limitées, les sirènes politiques contre la dénatalité ont mis leurs "haut-parleurs" en sourdine. Les "faire des enfants pour financer la sécurité sociale et les retraites plus tard" ne font plus recette. La richesse existe, il suffit de la distribuer. De toute manière, la "pompe à fric" fonctionne tellement bien chez nous, que toute augmentation des richesses se traduirait illico par leur confiscation immédiate par les mêmes organismes.

 Actuellement, si la totalité des hommes avait, du jour au lendemain, un niveau de vie équivalent à celui du Français ou de l'américain moyen, la planète serait épuisée en peu de temps. Il est donc urgent de trouver des solutions. En fait, l'homme a été suffisamment intelligent pour échapper au phénomène de l'équilibre écologique, mais il est trop naïf pour se prémunir contre les effets pervers de cette situation, dont l'emballement démographique en est le phénomène le plus inquiétant, avec tous les dégâts qu'il ne manquera pas d'occasionner, et dont nous ne voyons pour le moment que le début. (15 mètres d'épaisseur sur plusieurs dizaines d'hectares! C'est le volume actuel du bourrier de la ville de Marseille. Il faudra des siècles pour que la nature digère tout cela, et ce n'est pas fini, et ce n'est pas que là).

 Les Américains, qui ont oublié d'être naïfs, mènent une politique réduisant leur environnement immédiat en état de sous-développement permanent. Par contre, les responsables européens ouvrent leurs frontières, ce qui a pour conséquence de contrecarrer en quelque sorte la sagesse de nos concitoyens, qui eux, limitent délibérément les naissances.

 Question : ne serait-il pas plus judicieux d'aller dans ces pays dans le dénuement, autrement qu'avec des armes, pour les aider à régler leurs problèmes sur place, au lieu de les laisser venir chez nous en transportant avec eux leurs propres problèmes? Nous leur devons bien cela, après les dégâts que nous avons occasionnés dans leurs environnements respectifs, et qui les ont placés parfois dans la plus profonde misère.

 Cet emballement démographique est en train de transformer la planète en une immense poubelle stérile. Ceci est en opposition formelle avec les termes de la définition de l'économie donnée plus avant. Il existe pourtant un moyen pour réduire considérablement cette pollution. Il suffit d'intégrer dans le prix des produits, le coût du recyclage des déchets dont ils sont porteurs, et ne pas laisser la communauté se débrouiller à posteriori pour les éliminer, ou, ce qui en fait se passe, les stocker hors la vue des populations. Les sommes recueillies seraient reversées aux organismes spécialisés, qui les recycleraient de façon à ce qu'ils ne laissent AUCUNE TRACE. Nous verrions alors apparaître une autre forme de concurrence, où les marchandises hautement polluantes coûteraient beaucoup plus cher que les autres, ce qui engendrerait systématiquement la dissuasion à l'achat, ainsi qu'à la fabrication. De plus, le pollueur serait le payeur.

 Malheureusement la Loi du Marché ignore ces règles fondamentales de survie, la vie des individus, des animaux et des plantes n'ayant que peu d'importance devant le profit de certains. Les notions d'écologie ne devraient même pas apparaître dans le dictionnaire politique, elles devraient être systématiquement incluses dans les règles fondamentales de cette politique, de droite comme celle de gauche.

 Nous pouvons assimiler la planète Terre à un immense navire dans lequel s'entasseraient toutes les nations, séparées entre elles par des frontières. D'après la règle internationale du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, chacune est libre d'agir à sa guise à l'intérieur de ses frontières. Si elle souhaite détruire ses forêts, elle détruit ses forêts. Si elle souhaite empoisonner ses rivières, elle empoisonne ses rivières, sous réserve de ne gêner personne d'autre. Mais le jour ou certaines Nations s'avisent de percer des trous dans la coque du navire, cela doit être l'affaire de tous. Or, à l'heure actuelle, nous sommes désolés de constater que certaines Nations percent des trous dans la coque de notre navire "Gaïa". Que faisons-nous contre cela? RIEN !

M.Fray

REPORTS

(*-1) : Analyse descendante :

 Démarche récente d'analyse formalisée avec précision, permettant d'aborder les systèmes extrêmement complexes avec un nombre important de partenaires n'ayant plus la nécessité de communiquer entre eux. L'analyse descendante est utilisée largement dans les entreprises de pointe tels le CNES, l'EDF, la SNCF, etc. Cette méthode d'analyse est d'une exceptionnelle efficacité.

 (*-2) : Détermination du coût de revient d'un produit :

 Le coût de revient d'un produit comprend trois postes principaux et incontournables:
1 - La matière première
2 - La main d'oeuvre
3 - L'amortissement des machines et des matériels

A cela s'ajoutent des postes secondaires, impôt, charges sociales,...

 Il est aisé de constater que toute diminution du coût de revient passe systématiquement par la diminution du coût de la main d'oeuvre. Supposons que l'on réduise le coût de la main d'oeuvre à zéro. Il demeure encore la matière première et les matériels.

 Mais ces éléments viennent d'autres entreprises en amont dans la chronologie de la fabrication. Ce sont ces autres entreprises qui fournissent la matière première et les matériels, entreprises qui ont le même schéma pour l'élaboration de leurs coûts de revient respectifs.

 Réduisons à zéro le coût de la main d'oeuvre pour ces autres entreprises. Que reste-t-il ? La matière première et les matériels, qui viennent également d'autres entreprises situées en amont dans la chronologie.

 Remontons jusqu'au début de la chaîne. Que reste-t-il ?

 De la matière première gratuite parce qu'elle vient du sol de la planète.

 En conclusion, si l'on pouvait supprimer totalement la main d'oeuvre à tous les niveaux, le coût de revient du produit serait de zéro Franc, zéro Centimes.

 Tous les responsables industriels le savent, et c'est la raison qui les pousse à réduire au maximum le coût de la main d'oeuvre, soit en utilisant des travailleurs à bon marché, ou en réduisant leur nombre.

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 (*-) : Définitions (suite) :

APPROCHE SYSTEMIQUE: C'est à ce jour la seule forme d'analyse permettant d'affronter avec succès (analyse ou conception), les systèmes infiniment complexe. Elle est utilisée en particulier pour la conception des logiciels dans le cadre du CNES sous forme d'une analyse descendante à l'aide d'un formalisme breveté dont le nom est SADT (Structured Analysis and Désign Technique).

SYSTEME : "Ensemble d'éléments en interaction dynamique, organisés en fonction d'un but. (Joël de Rosnay)

SOCIETE ECONOMIQUE

COMPOSITION de la SOCIETE ECONOMIQUE. La société économique comprend trois volets:
1 - Le volet concernant la production de la richesse.
2 - Le volet concernant la distribution de la richesse.
3 - Le volet concernant la consommation de la richesse.

Auxquels nous devons ajouter un quatrième volet:
4 - Le volet concernant le recyclage des déchets (écologie).

 Les partenaires de cette société économique se divisent en trois parties :

 Première partie : Ceux qui produisent la richesse, dont le nombre est évalué aux alentours de 5 à 10% actuellement de la totalité de la population active, étant entendu que cette proportion ne peut que diminuer avec le temps et les avancées techniques. Ce sont ceux dont la société a le plus besoin.

Deuxième partie : Ceux qui distribuent cette richesse.

Troisième partie : Tous ceux qui n'entrent pas dans les deux premières parties. On distingue:

-  Ceux qui, par leur âge ou leur état physique ne sont pas en mesure d'exercer une activité professionnelle (enfants, vieillards, malades, handicapés).

- Ceux qui assurent les services indispensables à la gestion de la société (police, éducation, médias, artistes, etc.)

- Ceux dont l'activité est marginale (Activités autosuffisantes n'apportant rien ou très peu à la communauté).

- Les parasites. On classe dans cette catégorie ceux qui, par leur action, confisquent une part importante de la richesse pour leur profit personnel, sans contrepartie significative. Ils exercent généralement leurs activités dans la plus stricte légalité -:).

- Les exclus. Ce sont ceux qui, contre leur volonté, ont été exclus du système pour des raisons d'ordre "économique". On retrouve dans cette catégorie les chômeurs, et autres bénéficiaires de dispositions devant permettre par exemple leur réinsertion.

PROGRES (ce qu'il devrait être) Evolution des techniques et des méthodes permettant une meilleure appréhension de la conception, de la réalisation, et de la répartition équitable de la richesse, avec pour objectif le développement harmonieux de la civilisation, dans les limites imposées par le respect de l'environnement.

PROGRES (ce qu'il est actuellement)  Evolution des techniques et des méthodes permettant une meilleure appréhension de la conception, de la réalisation, et de la distribution de la richesse, selon les règles du Marché, avec pour objectif une augmentation du profit par la diminution des coûts de revient, par tous les moyens possibles, sans aucun respect de l'environnement et de ses conséquences immédiates et futures, et des règles élémentaires d'équité dans le cadre de la répartition de cette richesse 

GOUVERNEMENT:  Le gouvernement d'une nation démocratique est constitué d'hommes politiques dont la plupart ont été élue au suffrage universel, à la suite de campagnes électorales financées par des sources occultes intéressées, dont l'objectif est de récupérer par la suite une partie du pouvoir politique, et de ce fait certains profits et avantages.

ELECTEUR:  Citoyen qui vote afin de choisir démocratiquement des hommes, pensant qu'ils seront ses représentants aux instances gouvernementales, alors que ceux-ci sont déjà tributaires des sources occultes qui ont financé leurs élections par l'intermédiaire des partis politiques. Ainsi, l'électeur vote pour des personnes ou des organismes qu'il ne connaît pas, et dont il ignore dans la plupart des cas l'existence. Par contre, ce dont on est sûr, c'est que les hommes politiques qui ont été élus font la politique de ceux qui les ont financés.

DEMOCRATIE:  "Régime politique où la souveraineté est exercée par le peuple. La démocratie est, au-delà des vertus qui en font le régime le plus proche des humains, un système contre nature. En effet, lors de la naissance d'un être, animal ou végétal, on constate que la nature a doté cet être vivant de tout un arsenal lui permettant de s'autodéfendre contre les agressions de toutes sortes. Cette protection s'est développée tout au long des siècles, grâce à l'hérédité, jusqu'à ce qu'un nouvel équilibre écologique se réalise. (Théorie de Darwin).

 Par opposition, la démocratie, imaginée par l'homme, possède en son sein, depuis sa naissance, tout un arsenal lui permettant de s'auto-détruire. Curieusement, les défenseurs de la démocratie sont les plus virulents à maintenir en place cette fragilité congénitale, ce qui est extrêmement dangereux.

IMPOT : Prélèvement par l'Etat (ou les collectivités) d'une partie de la richesse produite, lui permettant de remplir sa mission. (Le dictionnaire dit : "Contribution au bénéfice de l'Etat ou des Collectivités". On ne peut pas être plus imprécis).

 L'impôt est perçu sous forme financière. Encore faut-il que l'argent prélevé soit vraiment représentatif de la richesse, ce qui est rarement le cas. En effet, le seul impôt représentatif est celui qui est lié à la production de la richesse. La notion de "valeur ajoutée" est actuellement tellement galvaudée que tout prélèvement hors de cette production ne peut qu'être responsable de la dilution de la monnaie, donc de sa dévaluation.

 Ainsi, L'Etat, qui frappe la monnaie, et qui sait mieux que quiconque que cet argent qu'il fabrique n'a aucune valeur s'il n'est pas intimement lié à une production de richesse, se permet de prélever l'impôt sur des gens et des organismes qui ne produisent pas de richesse. La conséquence directe est que l'Etat fait rentrer du vent dans ses caisses.

 Quant aux conséquences indirectes, elles sont catastrophiques. En effet, tout individu qui paie des impôts est reconnu par l'Etat, qui le protège et l'encourage dans son action. Il se produit par conséquent une prolifération des activités inutiles ou perverses dont l'objectif est de prélever de l'argent, donc une part de richesse, sans aucune contrepartie significative. Dans la plus stricte légalité évidemment.

 Nous avons là un système à " rétroaction positive", ce qui provoque un emballement que l'on ne peut plus maîtriser. En effet, plus la monnaie se dilue, moins elle a de valeur, plus l'Etat en a besoin pour faire face, et plus il favorise l'émergence de nouveaux "gisements fiscaux" (terme honteux), ce qui dilue encore plus la monnaie, etc.

 Exemple: lorsque l'Etat perçoit dans de telles conditions 1% de plus d'impôt, il récupère 3% de moins de richesse.

PERSONNE MORALE : Une personne morale est une personne qui n'existe pas, derrière laquelle se cachent des personnes physiques qui existent réellement, et dont certaines n'ont aucune morale.

Autres documents sur le site de Marcel Fray:
Introduction
2-Fiscalité perverse
3-La machine infernale
4-La marchandise humaine